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Aleph, premier caractère de l’alphabet hébraïque par lequel le nom de Dieu est doublé, au début un pictogramme du même Taureau qu’on ne doit pas engraver, mais que les israélites de la bible hébraïque avaient à plusieurs reprises engravé.

L’aleph ( א ) reste opposé au tétragramme yahviste ( יהוה ) sans qualité inexprimable attribuée par des adhérents juifs à ses caractères à cause du sacré. L’aleph, cependant, est un spiritus lene, un consonant qui ne produit le son a d'anglais qu’en passant devant une massore vocalique, une marque diacritique qui fixe de façon permanente les mots de son texte. Pour écarter de l’inexprimable au non vocalique et puis du non vocalique à la vocalisation partielle, il devient El, pour représenter tous les noms de Dieu qui s’évoluent sous l’image du taureau. Il devient El Shaddai, Eloha, et de temps en temps, Élohim, ou le Dieu plural.

L’aleph se sert en acrostiche dans l’Écriture hébraïque et il fonctionne pour énumérer des choses avec toutes les autres lettres. L’aleph désigne donc l’unité par raison de sa position dans l’alphabet, une désignation mise facilement en interprétation monothéiste. Quand les caractères hébraïques sont imprimés en police carrée au début de l’ère commune, les écrivains juifs étaient des bons théologiens qui pourraient faire des arguments méthodiques, de a au z, qui pourraient énumérer les livres et les vers de l’Écriture, et qui pourraient établir le nom alphabétique de Dieu sans paganisme.

Écrivain ou écrivaine, pouvez-vous faire de huit vers, tous commencés dans chaque caractère de l’alphabet ou même commencés en aleph seul ? Si vous les écrivez, vos vers énonceront fortement vos idées, dans la mode des puces anciennes, des « points importants » — mais plus subtiles. Le psaume 119 a fait comme ça, commençant tous en aleph et dans chaque caractère d’alphabet : « אשרי à quelques qui sont entiers, qui promènent…. », « אשרי à quelques qui témoignent de leurs cœurs….. », « (en) אף ils n’agissent pas, pour marcher éternellement… » En suite, jusqu’au z hébraïque, le tau (תטיתי» : (ת comme un agneau en danger… » Les psaumes doivent être écrits, généralement comme si une bonne foi soit impossible sauf pour un alphabet qui pourrait améliorer les insuffisances spirituelles des pictogrammes.

On demande comment les pictogrammes sont cependant insuffisants dans leur possession de plus d’information que les caractères hébraïques carrés, et étant donné le degré de leurs informations concrètes. En fait, la foi des écrivains juifs s’agrandit parallèlement avec une abstraction dans l’écriture. Bien sûr, la pensée juive a retenu son sens concret dans le contexte d’un alphabet de plus en plus pur, relativement à la langue grecque. Pour faire cependant une dévotion, les religieux doivent exclure quelques signes et quelques moyens pour inscrire des signes. Leur dévotion textuelle — quand elle s’agit surtout les massorètes du VIIe siècle qui ont fixé L’Écriture — est plutôt dirigée sur l’acte de recréer des textes sacrés en ornementation paradoxalement iconoclaste pour l’accès au transcendant, ou l’accès à un langage étonnant qui tout le monde y croit sacré, bien qu’il est sacré seulement ici et maintenant.

Ici et maintenant, les boucles d’oreille de la reine juive, les boucles de nez, les bracelets, les colliers et les plastrons d’or de droiture des prêtres étincellent dans le soleil. Un dieu du soleil de voisins et les voisins eux-mêmes sonnent un Shofar apportant tous les adhérents de Moïse du camp des israélites à un autel à loin qui manque enfin un seul élément : un El Shaddai incorporé. De là, El étant formé de l’aleph, l’aleph étant formé de son pictogramme analogue, son pictogramme étant formé des taureaux respirants, ces taureaux étant formés de la notion d’un Dieu, ce dieu entre les mains des israélites révisionnistes, il marche mieux, alors, comme idole d’or construite dans ces bijoux fondus. Est-ce qu’on ne considère ce taureau d’or nullement, en revanche, comme un dieu incorporé, mais un symbole, un autre élément du langage ? On doit substituer alors, ce taureau, lourd et en or pour א, l’aleph. Les livres d’Écriture hébraïque sont étendus par les taureaux d’or dans ses récits, et les caractères aleph à travers L’Écriture hébraïque inscrivent les noms de dieu en acrostiche et autrement.

L’aleph comme caractère sur la page n’étincellera plus, mais dans une encre noire, et le monothéisme est venu. Un monothéisme est tout possible avec des pictogrammes bien sûr, étant donné des lecteurs qui lisent d’habitude des petites images linguistiques même si ces images sont plus concrètes que les lettres alphabétiques. Mais, un enregistrement pur d’écriture sacrée, pourrait-il résister d’une page construite avec des images à côté du texte (cum textu), un taureau vraisemblable ou un taureau rendu à trompe-l’œil, qui est structuré avec tous les éléments de la page, du langage ? Tel enregistrement doit offrir un seul avertissement pour les images qui éclipsent toute écriture alphabétique. Entre des images vibrantes du clair-obscur et des langages alphabétiques, on ne trouvera nul point fixé duquel on peut emprunter les sagesses entières de l’un et l’autre sans sortir du projet de consécration des « textes » et des systèmes religieux au détriment des autres.

(B) - 30 mars 2014.