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Coiffure. L’arrangement des cheveux, coupés, stylés et colorés de telle manière qu’ils paraient plus définis, et alors que le visage, avec le corps et les vêtements, s’investit de la valeur pour un observateur.

La coiffure est liée à l’identité : une tête avec des cheveux de plusieurs mètres de long, voire une tête rasée, fournit de l’information suffisante pour distinguer un individu d’un autre. Et parce que les humains se coiffent souvent, leur peigne donne le dernier mot sur la présentation du soi. De là, toute l’histoire est changée.

Quand les écrivains s’imaginent l’avenir, surtout dans la science-fiction, la mode de l’avenir est devenue aussi invraisemblable qu’une coiffure de notre passé qui en revanche ne pouvait pas changer l’histoire, ou ne pouvait pas rendre distinct un visage humain. Cependant, de la même façon que la coiffure n’est pas « probable » à cause de ce même fait, elle change toute l’histoire culturelle. Dans le film Star Wars (1977), le personnage de Princesse Leia est coiffé avec du style étrange, avec deux larges chignons platoniques qui ne sont pas derrière le cou, mais centrés sur ses oreilles. Malgré le fait que le film est dystopien, La Mode dans sa scène présume que les coiffures de l’avenir sont parfaitement géométriques et sont supérieures peut-être aux cheveux qui se coiffent en entropie dans les films plus dystopiens.

L’image iconique de la culture américaine, la célèbre affiche de Farrah Fawcett de 1976, où ses cheveux longs tombent en cascade ici et là — sur sa tête et sur son genou, nous contrastons. Et ses cheveux ne sont pas d’une seule couleur, mais ils sont méchés blond et brun. De plus, pour lever le genou, le corps entier de Mademoiselle Fawcett est tourné comme si ses observateurs l’ont trouvée par surprise, et de là c’est en fait la pesanteur ou une infinité des forces diderotiennes qui emportent Mademoiselle Fawcett loin de l’espace parfait qui peut mettre de l’ordre des cheveux dans la coiffure géométrique de Princesse Leia. Quelle que soit la mode incorporée des cheveux de Farrah, cette mode est passée depuis longtemps. Alors, aujourd’hui, les jeunes observateurs qui cherchent La Femme regardent bien des femmes célèbres avec le corps de Farah — mais sans sa coiffure.

Pour les observateurs, cet épuisement de la mode est très curieux, parce qu’il semble que les jeunes abandonnent les coiffures de Farrah et de Leia moins à cause d’une objection morale, mais à cause du fait que ces styles ne peuvent plus être vraiment « vus ». La calvitie dans la tradition juive n’est pas de mode, et elle est « impure » selon des rabbins. Par contraste, l’entropie de la perte des cheveux n’est pas ici associée à une bonne sexualité ou désir comme l’entropie dans les torsades des cheveux de Farrah, un fait qui crée un petit paradoxe : la tradition juive en ce moment n’a pas condamné la sexualité féminine à laquelle elle jetait habituellement les pierres à la femme qui a « péchée ».

Enfin, on ne doit pas condamner La Mode du passé comme si elle est « impure ». La frange de Farrah, quand on la regarde directement dans l’affiche classique, les cheveux sont fourchus à l’observateur comme s’ils sont une explosion en entropie, comme s’ils peuvent former une ouverture dans l’attraction humaine. Alors, l’observateur comprend et sent comment ces femmes, Farrah et Leia, étaient jadis très, très sexy et il dit « formidable » à leurs coiffures sans réserve.

(B) - 21 novembre 2013.