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Coïncidence, quand les esprits humains ou non humains ont l’impression d’une chose par une combinaison des multiples, mais où cette simultanéité dépend entièrement de la manière rétroactive dans laquelle on assigne des catégories aux choses.

Les philosophes savent depuis longtemps qu’il n’existe pas deux choses vraiment identiques. Une telle occurrence ne serait pas possible dans notre « monde », mais les raisons pour cette condition sont très, très difficiles à comprendre — comme si l’esprit qui voulait aller au-delà de cette limitation ne le pouvait pas parce qu’il est construit de la même matière physique. L’observation empiriste démontre que les choses qui semblent identiques ont des petites différences qui, en fait, les disqualifient. Elles ne peuvent pas être identiques — c’est impossible.

En revanche, étant donné la faculté du jugement formant toutes les ressemblances malgré le fait que notre phénomène mental soit unique, avec chaque itération de la même catégorie dans l’esprit d’un penseur, une catégorie de la pensée est émergente de la même manière que tout langage. Le système du langage consiste en l’acceptation par quelconque penseur ou interlocuteur, de chaque mot ou chaque phrase attachée à un point d’action signifiante. Ce n’est pas que le penseur ou les interlocuteurs se mettent d’accord sur chaque mot ou chaque phrase, mais parce que leurs esprits ont la croyance d’exécuter une action quelconque, ou leur esprit trouvera un signifié pour chaque mot pour qu’ils puissent continuer leur pensée et leur entretien. Parce qu’une « bonne marche » du langage humain soit établie pour ce système depuis 2 000 ans, on doit admettre des choses identiques — sous les catégories choisies du langage. Et, en fait, le langage français nous démontre cela par son utilisation des noms avec les articles définis comme actants d’une phrase, les articles qui doivent être traduits en anglais par un article indéfini. Ce n’est pas ce nom-ci, mais une instance d’un objet dans le monde pour laquelle aucun sens particulier n’est propre au discours actuel.

La coïncidence est alors possible et la conscience humaine est posée sur cette présomption des identiques, comme épiphénomène — comme si cette conscience était entièrement fondée sur une méconnaissance. L’imprécision du sujet qui pense que tout est coïncidence fournit un confort au corps, et ce confort met en place métaphoriquement toutes les éthiques des humains. Il les exécute, mais une Éthique fondée seulement d’un tout comme coïncidence est une mauvaise Éthique. Une Éthique fondée cependant sur la conscience d’un sujet qui interroge des coïncidences prétendues, encore avec le confort accordé au corps organisé utilisant la propension du langage pour des catégories, ou construisant un organisme sur les ressemblances inconscientes plutôt qu’une téléologie, nous aide plutôt que telle hyper méconnaissance nous aide. De là, la méconnaissance passe dans les événements mentaux qui mettent « une » pour « multiple » comme un frais général du fonctionnement du corps, plutôt qu’une intuition de but ou d’intentionnalité dans les phénomènes du monde.

On n’est pas cependant en route ici vers un Positivisme. Le travail des acteurs contemporains consiste dans leur appréhension de leurs corps — à s’entraîner — à encapsuler la formation de la perception de coïncidence — en grande partie — dans l’inconscient. Une telle inculcation est achevée par la contestation de la perception de la coïncidence dans la conscience. C’est vrai qu’une contestation — de la contemplation et du calcul ratiociné qui essaye d’ôter les dispositions incorporées, refusant sa possession de l’« habitus » de Pierre Bourdieu — apparait comme un Positivisme qui veut encore ôter la foi même de la science. Mais cette contestation forme en fait, dans beaucoup d’itérations, notre habitus et notre incorporation. À la fois, nos corps agissent — toujours déjà — avec une spontanéité fondamentale, mais nos contestations des illusions de la coïncidence nous apprennent à agir sans calcul, mais en même temps avec une articulation incorporée comme si nous avions le bienfait prétendu de sortir nos corps pour une grande ratiocination sur les affaires qui passent à l’intérieur de nos corps.

(B) - 1 novembre 2013.