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Conditionnel, un site disciplinaire pour des déclarations philosophiques fait jusqu’à la fin du dix-huitième siècle sur comment notre langage est susceptible à la contradiction logique. Nos lumières de ce siècle ne sont pas allées bien au-delà de cette affirmation, à la fois ils commençaient à écarter de la présentation sérieuse de quelconque proposition illogique comme s’il n’était pas très évident qu’elle soit entièrement absurde. À partir de cet écart, nous sommes détachés de la scolastique pour toujours.

Un auteur inconnu, écrivant dans l’Encyclopédie, a signalisé ce moment symbolique dans son article « Conditionnel », ayant consacré seulement deux paragraphes au sujet grammatical bien qu’il ait écrit sur la théologie dans le premier paragraphe. Le conditionnel, dit-il d’abord, décrit la position des théologiens arminiens, que les décrets de Dieu « relatifs au salut ou à la damnation des hommes sont conditionnels » plutôt qu’absolus (en contraste avec les avis des gomaristes). Ce paragraphe a déjà dévoré la moitié de l’article, mais avec son précis théologique, il connecte uniquement une position éthique contre L’Église à une position philosophique qui introduit la grammaire après Aristote :

« En Logique, les propositions conditionnelles admettent toutes sortes de contradictions, comme, par exemple, si ma mule transalpine s’est envolée, ma mule transalpine avoit des ailes. »

Il y a une signification que semblent affirmer les philosophes du dix-huitième siècle, parce que ma mule peut vraiment s’envoler, mais ce miracle dépend de comment on a défini l’envol. Ma mule peut s’envoler si elle tombe d’un précipice — sans ailes, ou ma mule peut s’envoler si elle est rapidement prise sans ailes en charrette, parmi beaucoup d’autres formations du langage. Selon les avis des philosophes, les mules se sont envolées réellement sans ailes, ou on peut dire que ces mules ne se sont pas fait pousser des ailes et qu’elles n’exécutent pas d’action physique dans laquelle les ailes poussent l’air alors que les mules sont surélevées. Mais les mules se sont encore « envolées ».

En revanche, l’affirmation ci-dessus est seulement le début du tournure décisif de ces lumières vers la philosophie moderne parce qu’il y a la question si la phrase ci-dessus est en fait une « contradiction ». Il n’est pas vrai aussi que les mules qui sont envolées sans ailes ont des ailes métaphoriques ? Au-delà ce tournant, toutes les mules qui sont envolées ont des ailes, parce que le sens métaphorique du langage est encore présent : quand je cours rapidement hors de vue, je me suis envolé et on peut dire aussi « il lui a poussé des ailes » pour signifié que je suis subitement parti sans quelle personne ne l’ait remarqué.

La philosophie contemporaine a pris cette impulsion ; par exemple, Foucault dans son archéologie des sciences humaines, du point de vue de la philologie du dix-huitième siècle, les textes de ce même siècle, et de l’épistimè dans laquelle l’homme ne se représentait pas au soi-même. Les philosophes ont parlé de contradictions, mais l’homme de la sensibilité, dans son corps, pouvait imaginer un homme courant comme s’il avait des ailes physiques, parce que si les philosophes ne croyaient pas aux licornes, par exemple, le fait qu’ils y aient placé dans l’Encyclopédie suggère qu’ils croyaient presque en elles, ou au moins ils croyaient au concept culturel et historique de la licorne.

En fait, la philosophie contemporaine s’abdique de tous les conditionnels, n’ayant plus besoin de compréhension de cause et d’effet selon les conditions de la nécessité, plutôt que de la suffisance. Il semble que toute action humaine et toute croyance humaine est liée aux conditions qui sont vérifiées seulement par la probabilité, un fait qui a établi, en séparation de cette même logique stricte, un ensemble de tableaux philosophiques qui sont revenus à la métaphore et qui considèrent des avis poétiques comme les chemins vers une logique qui marche synthétiquement. Deux ajouté à deux est quatre, mais le système des mathématiques qui comprend ce qui passe dans la nature comme 2 + 2 = 4 approche le nécessaire analytiquement, mais sa logique est seulement synthétique et suffisante.

La croyance au nécessaire synthétique est analogue à une procédure de codage de logiciel qui est pris hors de son contexte et qui est utilisée néanmoins en réponse à toutes les questions comme si elles étaient seulement Une Question possible à contempler par l’esprit humain. La logique a changé au règne des non humains et des ordinateurs parce que les humains ont été limités par l’abîme entre les conditions réelles de la nécessité et celles auxquelles ils peuvent réellement parvenir.

Alors le conditionnel était un petit fragment de l’activité humaine, comme l’article de l’Encyclopédie avec seulement deux paragraphes a démontré. Mais le progrès de l’informatique y a fait Le prototype par lequel les humains surmonteront cet abîme, changeant la définition d’humain à une définition dans laquelle un semblant des humains ne veut plus chercher le nécessaire synthétique qui les a jadis animé.

(B) - 31 decembre 2012.