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Cru, adjectif substantif pour phénomènes sensoriels que quelques consommateurs trouvent désagréables, soit des nourritures rencontrant l’estomac, soit des paroles entendue dans les oreilles d’un poète habile1.

Pour ce qu’on mange avec satiété, il faut accepter de la nourriture selon une grammaire visuelle de goût et selon une grammaire autonome de la chimie des organes digestifs. Ce qui est cru, une nourriture non préparée, apparaît en contraste de la nourriture cuite. Le premier, le mangeur le refuse, par exemple, étant présenté de viande rouge acquise d’un boucher toute de suite . La viande rouge cuite, le mangeur la consume sur la condition de son habitude alimentaire carnivore. Étant donné d’autres habitudes, cette nourriture crue peut être comprise dans la grammaire visuelle ci-dessus; notre mangeur ingéra la nourriture crue — à la suite. Le cru et le cuit ne déterminent pas quoi on doit manger, sauf que cette nourriture-là se comprendra comme nourriture qu’on ingère, cru ou cuit. Le cru et le cuit déterminent néanmoins le passage de nourriture de l’estomac aux intestines, bien que les conséquences pour l’ingérer à cru ne soient pas fixées. Et on peut vomit la nourriture agréable si l’estomac pense comme un deuxième cerveau non pas synchronisé avec la faculté du goût qui est attachée au cerveau propre.

La condition indéterminée du refus de ce qui est ingéré fait une allusion à l’entretien toujours potentiellement volatil, des deux interlocuteurs. Les émotions, si elles entrent dans leur conversation, ils peuvent faire une belle musique, en consommer cet entretien, ou ils peuvent — à cause d’une émotion ignorée — créer une discorde cacophonique. Quoique la musique ou la discorde se passent en simultané pour chaque interlocuteur, un moyen principal de discorde se passe par un seul interlocuteur du privilège culturel ou social. De là, la condition d’une parole crue n’existe que du jugement de l’un, plutôt que l’autre. L’un ne possède pas de sensibilité, du moins pour l’autre. Dans le cas de la rudesse, cependant, telle impression nécessite une audience. Avec cette audience, c’est comme si tous les spectateurs s’engagent dans une digestion collective et ils font que les bornes de la société sont tranchées par des murs d’un estomac social gigantesque. C’est un estomac avec beaucoup de citoyennes-nourritures qu’il peut en envoyer plus loin dans ses intestines de bon goût, ou qu’il peut renvoyer à la bouche en sortir « impure ».

Le cru du langage (en sortant de la bouche) n’est pas seulement donc une rudesse sociale des paroles, mais aussi une discontinuité dans le tissu de nouveaux œuvres ou dans le métier de l’écrivain. Le cru est, selon le dictionnaire de l’Académie française, en liaison avec le milieu de ses sens péjoratifs, le complement pour un écrivain qui crée une écriture si bonne que son aspect cru est le produit de sa différence à toute écriture jusqu’à maintenant. Il est une cristallisation du nouveau et est donc cru, comme si les yeux ont été frappés à l’image la plus concrète pour un savoir-faire visuelle-linguistique et dérangé. Mais le langage cru, avec un pouvoir, dépend sur notre compréhension d’un nouvel ordre qu’il présente.

Bien sûr, le dictionnaire de l’Académie a codifié aussi d’images et de couleurs comme crus : la langue française laisse que nous nous divertissons avec tous les sens du cru pour la couleur. Les tons, ils sont gradués ou non. Ils s’intercalent ou ils se jettent de la toile de peinture, pour sortir crus et non pas gradués. Ils sont lus donc par un spectateur comme l’emphase principale d’un tableau. Où il est que ces tons réfèrent à la lumière, les peintres réinventent ici un clair-obscur opérationnel. En contraste visuel fort, une lumière s’émerge, crue à cause d’un ton voisin obscur. Et la peinture à l’huile, pour son ton obscur, se glisse sur sa surface, l’écorche comme peau avec besoin de la guérison.

Réellement, le ton pas encore « guéri » comme si en fait le peau fait que l’œil du spectateur reste sans guérison / cuisine aussi, parce qu’il est en état de percevoir ce qui est nouveau, qui est donc cru. Ainsi que les tournures de nouvelle prose qui font à la fois désagréable un panorama du son, mais le rendent, puis, agréable. Ainsi que l’estomac qui passe la nourriture aux intestines, une nourriture crue. Ainsi qu’un mangeur qui consume la nourriture crue dont les grammairiens ont établi sa locution propre liée à la bonne acceptation d’un état cru, faire à cru.

  1. Mon emploi du mot « cru » provient de Le cru et le cuit de Levi-Strauss, avec une acceptation qu’il y a beaucoup d’approximations de l’anglais « raw » qui ne peuvent pas être traduis en Française par « cru ». J’ai limité mon essai aux significations du adjectif en « cru2 » du dictionnaire de l’Academie française.

(B) - 25 mai 2014.