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Fable. Quand un auteur tisse l’allégorie en codage et puis vous dit ce qu’est la signification. Voici ce que le grand dictionnaire raisonné du dix-huitième siècle comprend comme fable apologue. Pour une explication des plusieurs autres sens de la fable, voyez l'article général, FABLE dans ce même dictionnaire.

L’allégorie se tisse, puis s’explique par l’auteur. Ne ferait-elle pas cette action, la fable resterait comme un message dans une bouteille, découvert seulement par le hasard, et en effet, l’explication l’annoncerait, la tirant du verre dépoli.

Cette tension donne — à la fois — la fable sa force et son sens de la naïveté, parce que la fable, en devenant accessible, multiplie plus de sens dans toute la culture humaine. Mais, en étant expliquée, elle fixe l’interprétation, et suggère qu’elle a un seul sens.

Prenez pour exemple, « L’Éléphant et Le Singe de Jupiter » de Jean de La Fontaine, dans lequel l’éléphant attend que le singe soit descendu du ciel pour prendre son parti dans un conflit — du moins il espère — contre le rhinocéros. Le singe, au lieu de le bénir, s’exclame qu’il n’appartient pas aux autres sujets ici dans les nuages. Alors :

L’Eléphant honteux & surpris Lui dit : Et parmi nous que venez-vous donc faire ?

-- Partager un brin d’herbe entre quelques Fourmis. Nous avons soin de tout : Et quant à votre affaire, On n’en dit rien encore dans le conseil des Dieux. Les petits & les grands sont égaux à leurs yeux.

Voila ! C’est la signification ! Il n’y aura plus rien !

La naïveté de la fable fut considérée par Jean-François Marmontel (1723-1799) dans L’Encyclopédie, dans laquelle il a écrit : « On a dit : le style de la fable doit être simple, familier, riant, gracieux, naturel, & même naïf. Il fallait dire, & sur-tout naïf. » Ce que Marmontel vient à dire sur la naïveté de la fable aux cinq paragraphes suivants est très complexe, et s’exige d’être démêlé.

Finalement, ne pouvons-nous pas faire ce concept plus que le philosophe contemporain, Michel Serres, dans son œuvre formative Hermès IV : La Distribution ? Dans « Le jeu du loup », il offre une critique post-humaniste de la structure, et en effet, localise la naïveté des fables de La Fontaine comme la structure cartésienne, une seule pratique dans une mer des pratiques.

La cause et l’effet des événements quand le loup a essayé de boire dans le ruisseau de l’agneau, c’est un grand tableau du fort et du faible, que les cartésiens montrent en utilisant des quantités d’oppositions binaires. Ces oppositions ne compris pas un ordre généralisé, mais sont seulement un modèle particulier, et ont encore définir la modernité et la culture occidentale pour deux mille ans.

Alors, c’est très fascinant que Marmontel se sent avoir l’intuition que ces structures du savoir sont très problématiques dans les manières qu’il a soulignées en l’égard à la naïveté. En effet, l’écart de Marmontel a démontré exactement ce que Serres a dit : les fables sont bâties dans leur gloire totale, mais la perception de leurs fautes étant très proches des œuvres d’un auteur aussi illustre que La Fontaine, ces récits ne peuvent donc pas être la structure universelle, très certainement. Voyez STRUCTURE,CARTESIEN, OPPOSITION BINAIRE.

(B) - 5 novembre 2011