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Führer. Un dieu qui descend du ciel à la terre à cause d’une croissance de nationalisme d’un état politique. Ce dieu est incorporé dans un être humain qui deviendrait un porte-parole pour la loi du dieu prétendu de cet état et pour la solution politique que ce dieu commande.

Quand Adolf Hitler était Le Führer, les nazis parlaient de lui — pas toujours utilisant « Adolf » ou « Chancelier Hitler », mais « Le Führer ». Cette élocution en fait signifie que tous les citoyens de l’état savent « qui » est cet homme. Sa présence est prééminente : il devient un dieu parce que tous les esprits des citoyens conjurent immédiatement son identité. Leur action est de loin, comme si les idées du peuple avaient été transmises du ciel, le ciel collectif d’une idéologie absolument vraie, qu’on ne peut pas contester.

Il y a des parallèles avec la notion d’un sauveur, ou l’émissaire de René Girard, mais le nazisme, malgré le fait que son sauveur est sacrifié, ne le sacrifie pas. Les nazis avaient espéré que leur Führer soit transcendent, pendant que ce führer lui-même n’a pas dit qu’un temple se détruira et se bâtira encore en trois jours. J. C., en contraste, avait annoncé sa mort, mais peut-être il n’a pas demandé d’avoir rendu à lui un culte. Ses paroles, « suivez-moi » peuvent donc signaler « utilisez mes actions comme un modèle d’une morale juste ». Pour faire comme ça, vous ne deviez appeler personne Dieu, bien que peut-être vous vous sentez un « Dieu » quand, toute de suite, vous avez fait le monde juste.

Dans le Rock des années soixante, il y a ces deux dimensions : rendre un culte et rendre la liberté pour comprendre comment les musiciens dans cet âge n’appellent personne Dieu. Ils n’utilisent pas ce nom parce que, peut-être symboliquement, ils braillent des guitares électriques comme si elles étaient des armes. Et en fait, dans un album de Rock des années soixante-dix, Diamond Dogs, David Bowie annonce que « This ain't Rock “n Roll, this is genocide! » et tous ses admirateurs applaudissent, signant leur acte de décès bien joyeusement.

Le commentaire de Bowie s’agite les médias, et les événements « pseudos » de Daniel Borstin, qui comprend que beaucoup de nouvelles sont faites dans l’action de les rapporter. Les médias peuvent être les machines du capitalisme, mais bien sûr du fascisme. Dans l’état fasciste, il n’y a aucune histoire malgré le fait que l’informatique enregistre tout. Les humains n’ont ni de l’illusion qu’ils peuvent échapper la toute de la société, ni qu’ils peuvent trouver un passé qui n’est pas effacé. La technologie du réseau social utilise les rapports de citoyens à effectuer un enregistrement total des pensées qui flottent dans l’idéologie collective. Elle produit une archive infinie et séduisante, un confort avec un Führer implicite qui ne pourra établir aucune possibilité d’une relecture critique et radicale faite en simultané avec sa propre technique.

(B) - 27 juin 2013.