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Helpmate, un mot anglais de la bible KJV et de Jean Dryden. Il a été utilisé dans sa première forme pour traduire le texte de Genèse 2:18 dans lequel le dieu YHWH a décidé de créer une compagne pour l’adam, et qui a depuis embrouillé une vraie égalité des sexes dans les interprétations diverses.

On lit le passage de KJV : « And the Lord God said, It is not good that the man should be alone; I will make him an help meet for him. » « Meet » est le participe passé, qui dans l’interprétation traditionnelle signifie « fit », « fit for him ». Jean Dryden a pris le jeu de mots de « help » et de « meet », pour nominaliser ces deux mots en « help-mate ». Ce jeu offre un modèle d’une poésie ouverte, mais cette nominalisation a peut-être objectivé la femme. En même temps, « help-mate » nominalisée, n’a plus d'agentivité que le participe passé et elle n’est plus maintenant dans l’action d’achever une égalité.

Dans Génèse 2:18, traduit littéralement de l’hébreu, on lit, « Je lui ferai une aide pour le toucher. » (אעשה — לוֹ עזר כנגדוֹ). Le verbe hébreu, neged (נגד), signifie généralement « rapprocher de », « draw near to ». En fait, cette traduction ne suppose pas, en ce moment du récit, que cette aide soit d’être vivant, mais seulement un remède pour la solitude. Mais si on examine « It is not good that the man should be alone », on voit que « man » (האדם) est dans la forme grammaticale absolue, et « to be alone » (לבדוֹ) est dans la forme de « lui seul ». Il n’est pas bon alors que l’humanité soit une personne seule, et cette interprétation-ci reconvertit « l’aide » en être vivante, sans valence totale du genre humain du mâle et de la femelle. Une traduction lirait donc, « Alors, YHWH a dit, il n’est pas bon que l’humain soit seul, je ferai une aide qui peut l'approcher, qui peut l'égaler ».

Pour cette raison, la femme n’est pas subordonnée à l’homme, malgré le mot « aide ». Sans spéculation ou contrafactualité, le symbole seul d’égalité entre les sexes, qui est encodé dans ce texte ancien, est suffisant pour une réévaluation de la violence sur les femmes qui se passe depuis la canonisation de l’Écriture. De plus, ce moment dans l’Écriture concerne toutes les relations amoureuses. Après ce moment d’approche, cette « rencontre » d’égalité, les couples sont dans une relation de la coproduction, plutôt que la hiérarchie ou l’asservissement. Et la notion d’aide montre que les humains engagés dans les relations amoureuses sont des collaborateurs qui illuminent la recherche de l’un et de l’autre.

Or, un fleuve sort d’Eden pour arroser le jardin et de là, il se sépare en quatre bras. Cette mise en scène de Genèse 2:10 est symbolique de la différenciation évolutive du sexe, et on peut l'accepte bien sûr, parce que le fleuve arrose la terre d’où l’adam a été formé par YHWH. De la cosmologie de Genèse 1 au récit ici, le développement de la terre va tour à tour vers les vies des humains comme des fleuves aussi. Le besoin de compagnie est un fleuve du désir qui a une identité qui peut être vue avec une perspective macro, mais sans « incorporation » des humains, nos générations ne sauraient pas désirer. Alors, bien que l’interprétation religieuse puisse suivre une lecture consacrée, il faut faire attention peut-être aux autres signaux quotidiens du corps humain et à l’incorporation humaine, pour interpréter ces textes.

(B) - 24 août 2013.