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Hétérogenèse machinique. Définition expansive des machines pour l’emploi d’une conception renouvelée du signe où l’analyse du désir est transporté au collectif et où les machines abstraites permettent à l’ontologie un retour créatif et politique.

L’hétérogesèse machinique est un concept des philosophes françaises, Félix Guattari et Gilles Deleuze, avec précédents dans la théorie de Gilbert Simondon et Jean Epstein, des théoriciens qui identifiaient les propriétés de machines qui surtout en donnent des cultures humaines la possibilité pour cette formation d’hétérogenèse. En Simondon, ces attributs de machines sont le produit d’une considération sociale de leur place technologique en culture ; pour Epstein, l’appareil filmique comme instrument scientifique et philosophique rend compte de ses propriétés pour une expansion de la notion de l’humain pendant que ces humains confrontent « vie » dans la haute technique du monde. Pour Guattari et Deleuze, dans leur Capitalisme et schizophrénie, l’émergence de la machine abstraite — superposé sur les humains — libère le signe structuraliste de son utilisation comme outil totalitaire, surtout dans l’analyse freudienne et lacanienne d’après-guerre, des systèmes totalitaires du règne symbolique. En sortir d’entretiens de mai 1968, l’hétérogenèse machinique puisse être vue comme solution au problème structuraliste, mais qui étend au-delà de la psychologie, la linguistique, et la sémiotique au Commonwealth non humain, maintenant en relation curieuse avec l’humanité de l’âge informatique.

Une réponse au problème de signifiant, l’hétérogenèse machinique est aussi une théorie de technologie et une deuxième réponse à la question du déterminisme technologique. Il y a une question depuis l’aube d’humanité, de comment la technologie est l’aide d’humains, soit elle est ami ou ennemi. Guattari, dans son article « L’hétérogenèse machinique » de Chimères n°11 veut situer la machine antérieure à la notion de la technique à la fois ami et adversaire : la machine précède la technique, une plus grande définition. Il peut être que la machine possède un pouvoir singulier, un pouvoir d’énonciation : elle n’est pas synonyme de la technologie. Cette technologie, contraire à la machine, représente une figure des sociétés, les produits industriels qui émeuvent le commerce, la culture, et la politique, mais qui sont une seule sorte de machine. La machine en général, selon Guattari, possède une « consistance énonciative spécifique » — c’est un composant en réseau des choses et symboles. Plutôt qu’étant déplié dans une économie technologique avec d’appareils construits seulement en métaux ou plastiques, la machine généralisée fonction dans un univers symbolique comme si elle est langage, et qui incorpore toutes les machines industrielles.

La machine généralisée incorpore les autres ; il y a quelques machines qui sont simplement celles que Guattari nomme « les dispositifs ». Ces-là sont des machines industrielles et elles sont des marchandises, les parties du tissu de la production capitaliste. Elles suivent une trajectoire de développement avec les objectifs de cette production, et elles sont « relayée(s) par d’autres machines » pour devenir « schémas diagrammatiques finalisés ». En effet comme production finalisée, ces machines sont peut-être fermées, en contraste d’une nouvelle définition plus grande qui se comprise de toutes « ensembles fonctionnels ». Elles sont des « composantes matérielles et énergétiques, des composantes sémiotiques diagrammatiques et algorithmiques, des composantes d’organes (humains), des informations et des représentations mentales individuelles et collectives » (HM, 2), & c. En contraste cependant, au signe linguistique propre, les machines abstraites restent liées à leur technicité ; elles sont toutes connectées à leurs ensembles techniques, pour Guattari et aussi pour Leroi-Gourhan. Et encore, comme signification linguistique, elles restent à côté de machines matérielles, contiguës à elles, comme si le langage les associe transversalement. Guattari dit que les « machines abstraites s’instaurant transversalement aux niveaux machiniques matériels, cognitifs, affectifs et sociaux (précédemment) considérés. » (HM, 2) La production culturelle machinique se juxtapose donc aux objets du monde ; elle ni descende ni monte des objets du monde. La formation machinique est une propagation horizontale d’un nouvel être/machine/signe qui change la manière dans laquelle la production culturelle est dépliée. Elle n’est pas une isomorphie de la production capitaliste, mais elle la transforme.

Elle n’est pas une isomorphie du signifiant lacanien, mais ce que Guattari nomme l’autopoïétique. Ce n’est pas isomorphe ni nullement signifiant, parce qu’elle est a-signifiante. Le signifiant est une moitié du signe, non pas la première moitié, puisqu’un signifiant peut être un signifié d’un autre signifiant. À cause de cette débâcle linguistique (mais un fait de vie et langage), Guattari remarque que le signifiant n’établit pas un rôle pour l’autopoïèse machinique. Le signifiant lacanien n’est pas assez abstrait ni assez transverse ; il est fondé sur l’équilibre en contraste du signe autopoïétique, qui est « fondé(e) sur le déséquilibre, la prospection d’univers virtuels loin de l’équilibre » (HM, 5). Les machines abstraites dans l’autopoïèse de Varela, dit Guattari, sont souvent fermées sur elles-mêmes, mais étant donné leur interaction avec humains, elles peuvent devenir évolutives, collectives ; elles peuvent construire un rapport d’altérité et elles pourraient marcher en autopoïèse de déséquilibre. Les réseaux de machines abstraites s’opèrent sur eux-mêmes comme s’ils sont une grande machine seule, et paradoxalement, une collectivité ordinairement allopoïétique est produite comme processus d’autopoïèse.

Soit les machines autopoïétiques fermées sur elles-mêmes ou des machines sont formelles et diagramatiques, elles exsudent une altérité, inconnue à ce signifiant lacanien. Elles sont les autres d’humains, même si humains et machines constituent un réseau machinique et autopoïétique. Leur altérité est un symptôme du fait qu’elles sont créées d’une toile non humaine de relations dans laquelle, comme machines abstraites, elles parlent premièrement à elles-mêmes. Les non humains, pour Guattari, ne sont seulement ni les marchandises ni les objets inanimés, mais aussi animaux et végétaux. Les animaux et végétaux non humains deviennent autrui et produisent une économie d’opérations de tout qui est non humain ; et parce qu’elles créent l’autopoïèse en collaboration humaine, elles effectuent une tournure non humaine dans les affaires d’humains. Cette agentivité machinique est une force contre le capitalisme, un capitalisme des produits finalisés, mais orchestrés pour contrôle, contre une extension de l’appareil lacanien, une psychanalyse de la domination, circuler en science et culture, toute finalisée et toute linéaire.

De là, nous devons réaliser que l’agentivité machinique n’est pas linéaire, tel que le signe structuraliste. Selon Guattari, la discursivité du signe structuraliste est toujours linéaire, et il en donne plusieurs exemples, les codages du monde « natural » et les codages biologiques. Les premiers « opérant sur plusieurs dimensions spatiales », mais n’impliquent aucun des opérateurs de codages autonomisés ; ils sont, par exemple, trouvés en cristallographie. Les deuxièmes développent en trois dimensions comme les codages ci-dessus, leur linéarité est trouvée dans la double hélice de l’ADN, par exemple. Néanmoins, étant donné la surlinéarité de plusieurs substances qui s’expriment a-signification, le signifiant ici cesse d’être signe structuraliste ; il y perd son despotisme, remarque Guattari. L’hypertexte fournit un cas de cette surlinéarité a-signifiante, à cause du fait que les phrases hypertextuelles, dans leur non-linéarité, échappent à la logique d’ensemble spatialisée. De la façon des univers référents, comme « l’univers wagnérien autour de Parsifal, qui se rattache au territoire existentiel constitué par Bayreuth » ou « le monde de Manet et de Mallarmé, qui se rattache au séjour du musicien à la villa Médicis » (HM, 16), l’hypertexte est une modalité transversale, qui permet une déterritorialisation. Ni dans les formes déterritorialisées et transversales, il n’y a aucune tentative pour créer une syntaxe généralisée telle que la linguistique structuraliste ou la pensée lacanienne : la déterritorialisation ne doit pas donc construire un système des transactions linguistiques pures. Et cette notion de la déterritorialisation de Guattari peut être vue à provenir de la pensée de Simondon et Epstein en dehors du règne de linguistique et psychanalyse.

La pensée de Simondon comme déterritorialisation

Premièrement Simondon — comme Guattari — navigue au-delà de la fausse antinomie entre machines comme assemblages purs de matière et des robots avec « intentions hostiles envers homme ». La machine représente une formation de plus normativité de la culture humaine, plutôt que utilité simple ou adversaire. D’un côté, il y a un avis que les machines ne sont pas actants, qu’elles sont dépourvues de signification, qu’elles sont des fixtures passives. De l’autre, elles sont si actives qu’elles deviennent non plus symbiotes avec humains ; elles deviennent leurs ennemies. D’abord, les machines ne sont pas simplement utilités, parce qu’elles sont les signes actifs où les humains attachent sentiment à ces choses techniques. Au-delà cet argument, la relation entre machines et humains n’est nullement symbiotique aussi, parce qu’il n’y a pas une distinction entre les humains et les machines du certain point de vue. Les deux sont objets fonctionnels, premièrement. Comme résultat, on peut voir que seulement le signe machinique peut faire alternative au modèle linéaire, dont chainons du signifiant/signifié sont tous hiérarchiques et aucunes deux chainons ne se croisent. Les objets techniques n’étant pas des chainons linéaires possèdent une structure individuelle qui fait qu’ils ne peuvent pas être définis, entre le pôle de signifiant/signifié, ou l’utile/le dangereux - ils sont tous êtres en particulier, a-signifiantes.

Les objets techniques, selon Simondon, donc permettent la possibilité d’un être technique qui ne se passe ni par d’individus ni d’éléments, mais en fait de matière des ensembles. Les objets techniques ne sont pas individus parce qu’ils sont investis en humains qui font leur interaction. Même s’il y a, pour des machines, une évolution de l’abstrait au concret, elles ne sont pas d’individus parce qu’ils sont continuellement recréés par un milieu temporal dans lequel ils sont instaurés. Et précisément à cause de cette concrétisation, ils ne sont pas d’éléments bruits. Un objet technique n’est pas un élément parce qu’il est toujours situé dans un flux de commodification — quelque élément prima facie implique un composant ou substance pure où l’objet technique est toujours infiltré par la culture ; le processus de concrétisation plutôt porte l’objet entropiquement au-delà aucune matière brute lui faisant toujours déjà la culture. En revanche, les objets techniques, en ingèrent au moins un aspect de culture, sont en réseau avec d’autres objets techniques — et avec les humains tout comme machines — ou plutôt les assemblages machiniques. Les assemblages machiniques demeurent dans cette espace parce qu’elles sont entrainées dans leurs réseaux de perfectionnement, ou changement entropique entre - dit Simondon — la pensée et la vie.

Il y a deux sortes de perfectionnement de l’être technique ni assemblage pur ni véhicule d’intention hostile, qui sont les modalités créatrices, provisionnant de là une geste telle que déterritorialisation. Les deux perfectionnements sont, dit Simondon ; « ceux qui modifient la répartition des fonctions, augmentant de manière essentielle la synergie du fonctionnement, et ceux qui, sans modifier cette répartition, diminuent les conséquences néfastes des antagonismes résiduels » (Mode d'existence des objets techniques, 46). Ils sont respectivement, les perfectionnements majeurs et mineurs. Les premiers sont, par exemple, les développements de la machine qui crée un nouveau rendement d’énergie outre d’une classe d’objets techniques. Les deuxièmes sont, par exemple de l’âge de Simondon, « l’utilisation de paliers auto-lubrifiants, l’emploi de métaux plus résistants ou d’assemblages plus solides » (MEOT, 46) — innovations qui améliorent les formes établies et qui sont les analogues aux « schémas diagrammatiques finalisés » de Guattari. Les innovations mineures ne sont pas des machines abstraites, mais plutôt sont objets du changement évolutif qui reste moins détecté, même s’ils ne sont pas dépourvus de signification. Alors, l’ensemble des objets d’innovation mineure et majeure signifient comment la production de technè est un amalgame de symboles toujours engendrés encore de plus, où ses fins sont nouveaux débuts, une naissance qui se meut latéralement, déterritorialisée. Perfectionnement est presque un terme impropre, parce que son processus ne représente ni ascension ni descente. Ou plutôt, Simondon veut jouer avec la notion de la téléologie, pour prendre les objets que les humains construisent et démontre comment ils ne sont pas — malgré production définie - créées du grand plan.

L’hypertélie, plutôt qu’une évolution sur un plan, est, dit Simondon, une adaptation primordiale au milieu technique. Et, c’est seulement un télie qui est hyper, qui peut orchestre l’être technique comme processus déterritorialisé. À prendre de l’humain primordial nous connecte à cette machine qui n’est ni utilité ni danger, mais une cristallisation de fonction non pas utilitaire. Les pensées et la vie de l’humain sont perpétuellement en action ; quand il est que les humains croisent la pensée et la vie, des machines abstraites résultent. Ce n’est pas production selon un plan, mais une production génératrice de la prochaine position adjacente à l’actuelle. L’humain et ses machines sont des producteurs, mais leur processus de production n’est pas le produit d’une téléologie. La production humaine est une autopoïèse dont le système organisant est le monde entier, le monde est machine désirante avec un savoir complètement localisé dans ses composants. La production désirant est le processus de petite tournure, seulement un télie au point du mouvement transversal. Simondon remarque, « ... un objet remplissant une fonction de relation ne se maintient et n’est cohérent qu’après qu’il existe et parce qu’il existe ; il crée de lui-même son milieu associé et est réellement individualisé en lui. » (MEOT, 69) Le dessein ici est plutôt à dessiner, un dessin sur les machines existantes pour une reproduction à côté de la machine actuelle, pour la prochaine formation.

Alors l’humain devient machinique, en autopoïèse et au carrefour d’énergie potentielle et d’énergie actuelle. Il/elle est un transducteur qui module, et avec modulation, ses énergies ne collectionnent pas dans un « réservoir ». En connexion avec les transducteurs du cybernéticien Norbert Wiener, ceux de Simondon sont des machines comme images opérationnelles, où la transduction est l’analogue au circuit imprimé ; pour que le transducteur modulant soit son image, mais une image dynamique et entièrement entrainée dans une temporalité, en dehors de la trace statique visuelle. Le transducteur module l’autrui entre les nœuds d’un circuit autopoïétique gigantesque qui est l’agrégé des machines du monde comme l’une seule machine. Ses gestes allopoïétiques circulent comme renvois aux réseaux irrévocablement connectés — en image/circuit d’autopoïèse. Ainsi que, même au moment quand l’énergie de modulation n’est que l’énergie potentielle, elle se construit transversalement, métaphoriquement à la vitesse de l’électron. L’univers machinique est informationnel et fraye le chemin pour une cessation de l’énergie potentielle — éternellement. L’image de transduction et modulation maintenant est entièrement l’image d’énergie actuelle. Comme résultat, l’être technique, l’objet technique reste en distinction au objet statique, l’objet esthétique traditionnel.

La déterritorialisation de Simondon, en fin de compte est une vue du monde où les objets techniques transcendent les objets esthétiques en étant localisés, mais partout. Ils ne sont pas d’insertions au monde et ils fonctionnent partout, actionnent partout. Ils ne sont pas d’objets de contemplation. Leur déterritorialisation construit les réseaux a-signifiants, qui changent le savoir vis-à-vis de l’ontologie dans laquelle le signifiant lacanien se brouille en nouvelles créations. Le signe opère de nouveau et un nouvel art est créé. L’objet de ce nouvel art ne peut pas être inséré parce qu’il est déjà une partie de ce monde, voire l’objet esthétique traditionnel est une partie de ce monde. Sorti d’une place de contemplation, il ne peut pas être créé en hypertélie ou en façon machinique. L’objet esthétique traditionnel méconnaît son contexte ; on présume qu’il transcende sa connexion au monde d’objets, que son rédacteur lui fait omniscient, mais il reste tout aux bornes de sa subjectivité et non plus loin. Cette réalisation est un premier pas vers une déterritorialisation des objets esthétiques traditionnels où l’artiste réalise qu’elle est créée au moment de sa proposition. Ici, le créateur de l’objet est déposé là. Le soi s’écarte ; l’objet qu’elle a créé la crée. Le langage se déterritorialise et humain et machine sont d’objets en espace, tous rangés transversalement.

La pensée d’Epstein comme déterritorialisation

Quelques objets techniques jouent un plus grand rôle en déterritorialisation, telle que le cinématographe, mis en théorie par Jean Epstein, philosophe, réalisateur et théoricien de film. Dans son livre, L’intelligence d’une machine (1946), il prétend que peut-être le monde que nous percevons comme continu ne soit pas continu, et que le phénomène qui a démontré ce fait est le film, un appareil qui s’opère sur discontinu. En fait, une section de son livre est intitulée : « Si l’homme, par ses sens, se trouve organisé pour percevoir le discontinu comme continu, la machine, elle, “imagine” plus facilement le continu comme discontinu. » (IM, 13) En film, le paradoxe du mouvement que nous voyons sur l’écran est attribué au fait que le bande du film est un ensemble des photos de film qui doivent être substituées l’un après l’autre pour créer une illusion. Mais l’appareil filmique ne nie pas ce fait, c’est un appareil de discontinuité. En créant des images continues, cette machine a donné naissance à une ontologie machinique, latéralement, transversalement. Epstein remarque, « D’abord, le cinématographe nous a montré, dans le continu, une transfiguration subjective d’une discontinuité plus vraie ; puis, ce même cinématographe nous montre, dans le discontinu, une interprétation arbitraire d’une continuité primordiale. » (IM, 13) La discontinuité est plus vraie et la continuité est arbitraire — primordialement arbitraire. En référence au soi, le film dépose un stratagème pour déterritorialisation ; si l’observateur du film reconnaît ce film comme médium, elle ou il se déterritorialise, devenir la présentation de l’écran.

De plus, les attributs temporels du film l’en donnent son caractère déterritorialisant. Que les images mouvantes déplient en temps est d’importance ; le médium temporel est une séquence, mais potentiellement non linéaire que les signifiantes post-lacaniens. La durée du film crée une espace entre deux fixations de terminologie, peut-être des antinomies ou des oppositions. Le temps du film est un moment machinique entre la machine finalisée et la machine adversairieux. Il peut être une concrétisation de l’intersection de pensée et vie, et en combination avec objets du monde il dit quelque chose en particulier. Les détails d’une science empiriste sont les images discontinues en donnant l’illusion de la continuité, mais ils sont aussi des faits individuels qui se juxtaposent dans le spectacle du film. Leur juxtaposition est montage sans territoire. Epstein remarque, « Le cinématographe explique non seulement que le temps est une dimension dirigée, corrélative de celles de l’espace, mais encore que toutes les estimations de cette dimension n’ont de valeur que particulière. » (IM, 20)

De la même façon, la production transverse produit la vie sortie de la machine en façonner l’inanimé comme vivant à cause d’une unification du règne d’une temporalité. Epstein note :

« Pas plus qu’entre le vivant et le non-vivant, il n’y a, entre la matière et l’esprit, de barrière infranchissable, de différence essentielle. C’est la même réalité, profondément inconnue, qui s’avère vivante ou inanimée, pourvue ou dénuée d’âme, selon le temps dans lequel on la considère. Comme des vies, il peut y avoir des “générations spontanées” d’esprits, produites par la seule variation des dimensions temporelles. » (IM, 26)

De cette manière, une hétérogenèse devient possible, une génération spontanée qui permet les naissances des vivants malgré quelque origine en vie ou mort. Le film la démontre, comme art plastique, ses images mouvantes sont mises en renverse, ils vont au ralenti, et leur succession est l’analogue à une séquence latérale ; les vues du film sont la productrice de la prochaine vue. Du changement de dimension temporelle, quelque chose suit une autre chose, amener à une génération ou production émergente. De là, la déterritorialisation soit la reterritorialisation, la création hétérogène, explosant le signe lacanien et y soulignant la culture humaine comme machine, comme machines symboliques et abstraites, non humaines, mais êtres vivants. De la façon de cellules, les composants sont « différenciés dans un ensemble coopératif d’une organisation plus élevée. » (IM, 46) Comme temporalité, l’organisation peut coopter les composantes animées et inanimées ; coopter machinique ne différencie pas du vivant et de la mort ; tous ces ensembles sont liés fonctionnements.

Surtout, la convergence du projet d’Epstein et Guattari est démontrée par le fait que Intelligence tente d’insuffler une agentivité en machines. Sans doute la machine principale du livre est le cinématographe, mais d’autres machines sont ouvertes à l’échelle linguistique de l’hétérogenèse machinique vis-à-vis de la figure de discontinuité. Et ce n’est pas simplement que les vues de la bande de film sont substituées y créant une discontinuité, mais que la discontinuité ici est une plus grande ontologie alternative de la machine, son intelligence. Et en fait bien que Epstein dispense avec la notion d’objectivité dans les sciences, en fait, une machine possède une intelligence parce que son ontologie alternative s’affectait la réalité des humains et leurs subjectivités. Les humains aujourd’hui sont confrontés avec une nouvelle réalité de l’image mouvante, qui représente plus un monde parallèle, un monde de simulation hyperréelle. Cette hyperréalité, elle performe un tournure ou renvoi toute au site de l’hétérogenèse machinique où le cinéma surtout permet que les humains attachent le sentiment à la machine y faisant que cette machine n’est ni utilité simple ni cyborg adversaire. Les images mouvantes du film sont des homologues à une espace culturelle dans laquelle nouvelles machines abstraites sont produites à cause d’une hypertélie changée en production transverse.

En suivant cette transformation, le film d’Epstein représente une nouvelle condition d’existence pour les humains où un point substantiel du réel se passe en nouvelle formulation de la machine abstraite : « L’extrême réel n’existe plus comme point substantiel, mais comme groupe de formules algébriques délimitant ou, à plus exactement parler, créant une certaine zone d’espace, toute fictive, qui est le lieu de cette réalité dont nul ne sait approcher davantage. » (IM, 74) Même avec l’apeiron du film en le milieu du XXe siècle de l’âge d’Epstein, les conditions pour un âge informatique et la nouvelle espace de représentation qua simulation était apparu. Les « formules algébriques » créent une « certaine zone d’espace » plus que le film lui-même, où la notion de la machine est généralisée. Alors, l’appareil filmique est seulement un point de départ ; Epstein apporte le film dans un âge de simulation de la répandue du modèle de l’hétérogenèse machinique ou du moins fraye le chemin pour Guattari et Deleuze. Dans un mouvement curieux à travers du film, Epstein ici pointe vers l’algorithmique d’en passer au-delà ; un nouvel âge algorithmique n’est qu’un symptôme de la plus grande alliance d’humains avec machines — au-delà des machines simples finalisées de production de la masse.

Deleuze et Guattari, Le capitalisme et schizophrénie

Alors que l’article de Guattari sur l’hétérogenèse machinique de Chimères n°11 apparait plus tard, les deux tomes de Le capitalisme et schizophrénie de Guattari et Deleuze approchent à la topique de cette hétérogenèse à peu près différemment. En créant une plus grande méditation sur les concepts psychologiques qui permet une critique de Lacan et Freud, les auteurs adressent l’expérience ontologique des humains qui sont, avec êtres techniques, des « machines désirantes ».

Les machines désirantes sont les humains et les objets inanimés les deux, ou tout le monde comme objet ou chose. Avec le modèle de Guattari et Deleuze, notre emphase pour les comprendre ne doit pas être sur notre expressivité ni notre facilité pour une production de représentation traditionnelle, mais sur le fait de toute notre production. Une production généralisée en porte l’humain qui s’attache à un inconscient machinique — son inconscient franchisse son désir et le social du monde, s’investissant dans un réseau des machines sociales, qui sont les composantes fondamentales de la société. Les humains, les machines désirantes s’investissent dans les symboles qui sont eux-mêmes des machines désirantes. Guattari et Deleuze remarquent, « L’inconscient ne dit rien, il machine. Il n’est pas expressif ou représentatif, mais productif. Un symbole est uniquement une machine sociale qui fonctionne comme machine désirante, une machine désirante qui fonctionne dans la machine sociale, un investissement de la machine sociale par le désir. » (Anti-œdipe, 213). Comme le changement dans l’écran filmique ou l’image mouvante, c’est désir qui est debout avant ce mouvement, avant la facilité de l’hétérogenèse machinique pour redéfinir le signe, pour déterritorialiser, pour faire non linéaire les relations entre d’objets connectés dans un réseau de signes.

Ce réseau de signes existe en contraste aux machines techniques du capitalisme, qui représente le désir machinique en axiomes plutôt que code. Le figure de l’humain reste dans le règne du social, mais le capitalisme s’accroche le corps social à faire que les humains sont « devenus adjacents aux machines techniques ». (AO, 299) Dans la tentative de l’humain d’investir le social avec désir, le processus du capitalisme fait l’humain une machine technique plutôt qu’une machine désirante ou sociale. Ces machines humaines non désirantes sont, à cause du capitalisme, cette sorte de machine du schéma finalisé qui représente une notion limitée de la machine. Le capitalisme fait qu’homme échoue d’être une machine désirante, une machine abstraite. Tous ses flux sont refoulés, et de la répression psychologique de l’humain, aucune hétérogenèse machinique ne peut être réalisée. Mais, disent Guatarri et Deleuze, « ... une axiomatique n’est nullement par elle-même une simple machine technique, même automatique ou cybernétique ». (AO, 299) Comme résultat, le nuance du capital et le capitalisme pour mêler avec le social et le désir implique que d’échapper ce capitalisme, on doit articuler le site dont la machine technique et capitaliste est déterritorialisée et reterritorialisée dans une machine abstraite qui puisse remplir le promise de la création machinique.

Pour Guattari et Deleuze, il y a cette question de la différence entre la machine technique et la machine sociale désirante :

On pourrait croire que la différence entre les machines sociales techniques et les machines désirantes est d’abord une question de taille, ou d’adaptation, les machines désirantes étant de petites machines, ou de grosses machines adaptées à de petits groupes. Ce n’est pas du tout un problème de gadget. La tendance technologique actuelle, qui substitue au primat thermodynamique un certain primat de l’information, s’accompagne en droit d’une réduction de la taille des machines. » (AO, 478-479)

La différence n’est pas simplement une différence de taille. En comment les machines deviennent plus petites avec évolution technique, la fondation d’hétérogenèse machinique n’est pas « gadgetisation ». Les machines désirantes, n’étant pas machines techniques, dessiner une autre espace de la molaire même si elles deviennent plus petites en évolution technique. Si les machines deviennent plus moléculaires, la moléculaire doit être distinguée de la molaire. La molaire est un composante fonctionnel, bien qu’il est seulement avec la formation des molécules en composantes molaires qu’on peut parler des unités fonctionnelles. Le molécule n’est que molaire quand on change le point de vue au discours de microphysique. Les molécules en fonctionnent dans le récit de la science et physique deviennent des unités molaires. Dans ces deux modalités, la molaire propre et la moléculaire comme molaire, l’unité molaire est donc l’image opérationnelle du désir et la composante qui met en motion l’hétérogenèse machinique. Nous identifions donc cette hétérogenèse dans l’expression hybride de la machine molaire et provisionner un novel méthode d’analyse culturelle.


Ces unités molaires, ces machines désirantes et sociales effectuent en ultime une bonne analyse culturelle comme actants de ce que Guattari nomme la schizo-analyse. La schizo-analyse, bien que cette méthode s’exécute dans le règne de psychologie en contraste de psychanalyse, elle en prend ses propriétés un art abstrait, nous y retournant à la définition de Guattari de la machine abstraite. La schizo-analyse doit « ... reverser le théâtre de la représentation dans l’ordre de la production désirante » (AO, 324). L’écarter de représentation à une post-représentation dans le cabinet d’analyste et tout dans le monde, le mouvement transverse par l’humain juxtaposé à la machine technique, cette déterritorialisation cherche pour ce que Guattari et Deleuze nomment le désœdipianiser de la nature. L’empreinte d’Œdipe s’associe donc à toutes modes représentationnelles, bien que, en contraste, Guattari et Deleuze disent que la schizo-analyse « atteint à un inconscient non figuratif et non symbolique, pur figural abstrait au sens où l’on parle de peinture abstraite ». (AO, 421) La schizo-analyse est donc une réponse créatrice au psychanalyste qui valorise système plutôt que symbiose, en disruption de ses affaires de psychanalyse.

La schizo-analyse en elle-même, comme l’hétérogenèse machinique (les deux concepts croisés), est en fait une déterritorialisation et reterritorialisation de la psychologie des modernes, Freud et Lacan, même si elle est plus une philosophie généralisée du signe. Pour Guattari et Deleuze, le structuralisme de Lacan devenait un outil du capitalisme, en deviennant un processus pour l’axiomatisation d’humains en machines techniques, qui bel et bien a nous donné cependant nos désirs, notre production et un moyen d’échapper ce capitalisme. Seulement le désir pourrait amener Simondon et Epstein à une théorie de la machine qui trouve ses racines dans la vérité de la machine abstraite, ni utilité simple ni adversaire artificielle intelligente. Et seulement en désir on réalise que l’économie du capitalisme est une économie du désir à la fois ouverte et encore refoulé. La notion de la vie pour laquelle le structuralisme tentait un modèle ne peut pas, dit Guattari, être réellement représentée, seulement peu vécue. La machine déterritorialisante nous retourne au concerne de l’être et le vivant; le signe est un point autour duquel l’énergie du désir ouvre un monde signifiant et un champ du possible. L’hétérogenèse machinique démontre que nous sommes des machines, mais non pas dans le sens traditionnel d’utilité ou robot. Nous sommes des machines dans le sens que nous habitons avec l’autre, dans notre subjectivité et — on espère — pour jouer nos subjectivités en réseaux d’alliance avec cette autre, cette machine désirante hétérogène. En sortir du monde collectif autopoïétique, l’espérance de l’humain ou
 post humain est en toutes nos productions comme production ; en notre désir, le réseau des signes est devenu, en
 fait, entièrement transversal, ainsi que nos productions se dispersent de là.

(B) - 10 septembre 2017.