Non-Wikipedia

Histoire Non Linéaire. L’histoire faite après le déclin du mythe positiviste de progrès, où tous les objets du monde sont ses écrivains non humains. L’historien, en donnant règne aux plusieurs trajectoires historiques, doit changer la notion de ses textes des narrations totalisantes aux tableaux fracturés.

La notion et le projet de l’histoire non linéaire en porte sa propre fondation comprise de plusieurs philosophes et historiens depuis le XVIIe siècle. Son sens contemporain vient cependant surtout de l’écrivain Manuel De Landa et son livre, A Thousand Years of Nonlinear History (Éditions Swerve, 1997). À propos d’une nouvelle considération de l’humain à cause de la naissance de l’informatique et la simulation, et de plus, à cause d’une critique poststructuraliste de l’Ouest, A Thousand Years pense l’histoire des humains, matière et énergie. Plus qu’une homologue simple aux processus naturels, l’histoire non linéaire explore la transition de phase chimique et des matériaux parce que, en considérant l’histoire comme transition de phase, l’historien abdique une seule trajectoire du progrès humain. Les matériaux peuvent faire plusieurs façons de déplier ; ils sont des « intensifications », courtes trajectoires de plus complexité en dehors de la longue durée de l’histoire et qui en résulte aux plus petites histoires. Et de ces petites histoires, la présence de l’historien dans son histoire est toute changée. L’historien, elle ou il se plonge dans un courant non humain pour déterminer les « petites » narrations de l’histoire indépendante de la plupart d'intention humaine. C’est l’histoire après la croyance humaine, après l’action calculée du sociologue Talcott Parsons et la théorie de « Rational Choice ».

Précédent de De Landa, l’historien français Ferdinand Braudel a bien créé une possibilité pour l’histoire non linéaire dans son livre Civilisation matérielle, Économie et Capitalisme. L’intervention de Braudel recapture les vies du paysan et l’enregistrement des artéfacts de sa propre vie dans le coin d’un monde où les rois et les reines n’y sont pas. Telle histoire, comme résultat, est nommée l’histoire du point de vue de souris, sans intention seulement pour situer l’histoire au-delà de l’humain, mais pour souligner les facteurs historiques non pas souvent réalisés. Les souris, par exemple, pourraient pénétrer les sacs de graine du paysan, en mangeant le riz ou le maïs, et réduire la taille de la production de graine pour amener aux données non linéaires sur un niveau macro. La souris pourrait aussi représenter le voyage d’un actant historique en ce moment de l’observation dans un champ. Immédiatement, la condition virtuelle de l’histoire s’émerge et la souris signifie une reconsidération des récits humains. Par l’élément non humain, l’histoire humaine n’est plus transparente : en distanciation brechtienne, nous faisons l’étoffe historique moins familière pour découvrir les logiques alternatives. Sur le chemin que personne ne voyage point, les souris et les autres petits animaux bâtissent une infrastructure pour les humains — dehors du centre — à reconstruire les moyens par lesquels le non humain permet toutes les conceptions de l’humain.

Depuis longtemps, l’uchronie ou l’histoire alternative était une pratique qui reste à côté de la protohistoire non linéaire. Elle reste dans la littérature plus que la narration de l’histoire. Bien sûr, les histoires romaines anciennes mélangent les faits prétendus avec la fiction, dans laquelle les nouveaux récits sont nés. Cependant, l’uchronie est une formation particulière des siècles XVIIe-XIXe, des auteurs De Bergerac, De Maillet, Bodin et Mercier, parmi d’autres. L’uchronie est une variation de l’utopie, c’est-à-dire le temps, plutôt que l’espace ou la place. L’uchronie raconte l’avenir plus distant — quelquefois — ou, le passé et l’avenir près. Quelquefois, elle détaille les voyages et quelquefois les idées d’un raconteur privilégié, l’un qui possède un savoir extraordinaire. Avant l’appareil de la science-fiction au XIXe siècle, la transformation à l’histoire alternative se passe par convention plutôt que visualisation de la science. Alors, en Telliamed, nous rencontrons un témoin autochtone (nommé Telliamed) qui possède un savoir du temps géologique et une connaissance d’évolution humaine de la perspective de souris, même s'il est complètement humain ou surhumain. Dans la même manière, l’uchronie est une reconsidération de l’étoffe historique. Dans la création d’une fiction, l’auteur uchronique prend ce qui n’est pas vu et le reconfigure. Le non humain devient plus importante et en fait, pour Tellaimed à faire témoignage au temps géologique et évolutif, c’est un pas à travers la lecture de la notion de la matière, comme processus historique.

Si l’histoire non linéaire focalise sur la matière et matière au-delà de la métaphore, elle est née maintenant, non pas seulement à cause de la critique de l’Ouest, mais aussi à cause de l’ordinateur et l’informatique. L’histoire alternative est née dans l’âge des Lumières, mais non pas jusqu’à l’utilisation des ordinateurs en simulation soit née la science de l’histoire alternative. La science de Cliometrie en suit les propositions conditionnelles de l’histoire, utilisant la simulation dans une manière qui doit rendre compte de la donnée. Tout l’appareil de Cliometrie est de remettre des conditions initiales pour qu’on formule les réponses aux questions qui procède de cette première donnée. Les choses que simuler les cliometriciens, elles tombent dans le règne de la statistique : la population, le territoire, la mort, la colonisation. La cliometrie peut estimer les conséquences alternatives de la guerre, ou la peste. La cliometrie peut mesurer les maladies et ce qui pourrait passer quand le marché pour les nourritures s’affecte par la sécheresse, par exemple. Dans cette manière, tous processus qui résultent en données sont les actants non humains ; l’histoire devient consciente du fait qu’elle est un processus de la Nature, une écriture dont l’historien est une partie.

En fait, plusieurs livres plus récentes de De Landa explorent le projet de la simulation, tel que Philosophy and Simulation : The Emergence of Synthetic Reason (Bloomsbury, 2016). Ce livre contient la description d’une application d’informatique au problème de la vie - d’êtres organisés mais simples — pour démontrer l’histoire vis-à-vis du logiciel. Malgré le sous-titre, qui sentit trop près peut-être aux rubriques de Immanuel Kant (du moins on croit), le livre met en emphase que les réponses aux questions posées par simulation représentent un nouveau savoir. Ce savoir n’existe que du moment où les données sont agrégées et on peut dire quelle chose la donnée représente, quel est son leitmotiv, son rébus. Mais en addition aux nouvelles méthodologies pour créer l’histoire, c’est aussi un fait que cette donnée n’a plus besoin d’être découverte, le rébus est entièrement présent devant nous. Avec la naissance du Web et les intensifications de la pratique de l’intelligence artificielle, la vie humaine est saturée avec données. L’utilisation de ces données est donc plus facile pour l’historien, voire nous y pensons différemment, les données façonnent nos esprits en feed-back . Et bien sûr, nous éprouvons moins de la vie intérieure : nos esprits sont en dehors de nous, qualitativement faits des données. Pour cette raison aussi, l’historien devient maintenant une partie de l’objet historique, canaliser son esprit en un renvoi ici et là, en dehors de la séquence, en dehors d’aucune certitude qu’il y a une origine de ses idées.

C'est-à-dire les nouvelles technologies font que tous âges de l’histoire sont dans le présent, comme les théoriciens de nouveaux médias démontrent. Mais le bourgeois prétend qu’il n’y a aucune histoire, en lieu de la collectivité marxiste qui veut que l’histoire disparaisse. La classe économique doit disparaitre parce que sa lutte doit être améliorée, mais l’argument pour l’absence intentionnelle de l’histoire est réactionnaire. L’histoire non linéaire n’est pas, en contraste, une méthodologie réactionnaire, parce que les humains s’investissent dans le prospect d’une histoire multiple : la démocratie dépende d’une histoire réécrite continuellement, mais non effacée. En contraste de l’expérience de l’histoire tout dans le présent, une histoire réécrite continuellement nécessite que les relations entre les histoires dans le présent soient bien articulées, que chaque œuvre historique doive peser d’autres textes et l’écriture mondiale, de la nature et la culture les deux.

De là, l’unité fondamentale du texte historique est changée. Une importance de l’image ou tableau historique naît. En tant que nos vies sont structurées par les données et l’élément non humain pour créer notre existence fracturée, le fragment a gagné une grande importance. Le fragment est devenu un nouveau média. Avant l’histoire non linéaire, le fragment représente un manque ou un échoué en rendant les textes complets. Après l’histoire non linéaire, les fragments démontrent la nature fragmentaire de tous textes. En fait, toute possibilité des textes vient de la propriété d’étant fracturé. Sans fracturation, le texte n’habite pas une économie contemporaine d’idées. Pour lire le texte de l’histoire, nous devons insister qu’il n’est plus lu, seulement exécuté par ses liaisons. L’écrivain de l’histoire non linéaire doit positionner toutes les couvertures de livres comme un simulacre du réseau historique, leur apparition visuelle fera de nouvelles images au-delà de la lecture. Un langage qui représente une intensification historique, une transition de phase sera une histoire toute fracturée en dehors d’une seule ligne du progrès toute transcluée de la matière en matière, de l’humain en non humain, du mot en chose.

Enfin, les livres sont morcelés, du moins le codex et l'histoire qu'il représente. Et le fragment aussi n’est plus métonymique. Il y a une économie des fragments et le fragment est tout opérationnel; il est le tout. L’histoire non linéaire est plusieurs histoires, fragments par excellence. Malgré l’échoué du média numérique dans la violence de la politique contemporaine, il y a un espoir qu’en suivant la logique du fragment et son histoire non linéaire, nous trouverons la tournure méthodologique qui fera une conscience historique possible dans sa disparition.

(B) - 22 mai 2017.