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Hyperréel. Condition de l’immanence pure d’une société qui dépend d’une économie de signes bien changée par le développement technologique des systèmes de représentation et langage. L’hyperréel est tellement réel qu’il devient l’abstraction et transforme donc complètement le sujet humain.

C’est tout possible pour émerger l’hyperréel dans les sociétés contemporaines parce que la foi culturelle de la notion d’essence est contestée par la nature fragmentaire de la vie moderne. Avec la fragmentation des expériences humaines, la présence des signes existe, mais avec une confusion d’essences. La toile du langage est tous signifiants, aucun de signifié, ou plutôt ses signifiés sont des signifiants aussi. Selon Derrida, dans son livre, La voix et le phénomène, nos interactions avec le langage peuvent produire seulement l’agrandissement du sens et signification : « Il reste alors à parler, à faire résonner la voix dans les couloirs pour suppléer l’éclat de la présence. Le phonème, l’akoumène est le phénomène du labyrinthe. Tel est le cas de la phoné. S’élevant vers le soleil de la présence, elle est la voix d’Icare. » (p. 117). La relation phénoménologique de la voix fait briser les signaux purs. En phénoménologie, la voix a pour but de capturer l’essentiel prétendu. Elle fait tentative pour connaître le signe entier, qui consiste du signifiant et du signifié les deux, un couple problématique à cause du fait que le signifié est signifiant pour un autre signe. Les signes sont donc enchainés, mais l’emploi par le sujet interdise toutes unités entre signes. L’effet d’un signe qui réfère infiniment, ce n’est pas une désorientation seulement en déférence aux signes, mais aussi dans le manque de la fixité de référents. Alors, les ailes d’Icare se fondent, et la présence en signes n’est jamais atteinte.

Étant donné que ce manque de la présence fournit notre économie de signes, une fois que nous avons cette économie, comment fonctionne-t-elle dans une économie capitaliste ou consumériste ? À côté de la fragmentation du langage sont les effets de simulation sur l’échange, démontrés par Jean Baudrillard. Pour Baudrillard, le désir et la demande pour des biens est le produit du cas fort, fait pour la valeur d’objets en médiation. Les nouveaux médias augmentent les données du savoir du monde de la perception, créant plus de chaînons entre les signifiants pour convertir la fragmentation en une désorientation hyperréelle. La simulation devient plus réelle que son objet ; elle fait connu, l’objet. Les objets sont invisibles sans l’intermédiaire de la simulation. Alors, nous avons toujours la simulation entre des idées et leur performance mentale, mais dans notre ère, il y a beaucoup de désorientation hyperréelle, une réalité qui est en dehors de tous espaces contemplatifs. C’est un agrandissement du réel parce que la pensée existe seulement par un corps humain jeté en remédiation sans chemin de l’esprit. Il n’y a plus d’esprits humains, sauf les esprits humains métaphoriques pliés sur les textes. Et ces textes ne sont plus contemplatifs, seulement mis en performance, exécution, ou encodage pour les objets, pour les corps.

Une sorte de ces textes est l’image photographique hyperréelle. Avec photographie en haute définition, plus de détail crée l’image qui est artefact. Plus de détail représente un pliage de donnée sur l’image elle-même et l’image n’est plus encore photographique. La photographie n’était pas hyperréelle, mais était la réalité ; les images quotidiennes qui capturent nos expériences doublent pour ce qui est réel, pour que l’hyperréel soit une réalité alternative, mais aussi, une abstraction. Tournant et tournant en trop de données, les images post-photographiques sont aussi réelles qu’elles deviennent les tableaux d’abstraction. Et une fois que ces images se composent en pixels, chaque pixel devient sa propre image. En effet, les images hyperréelles cherchent plus de détail ; elles augmentent ce qui est visible et transposent ce qui est microscopique toujours sur l’image du niveau de l’expérience vécue, dans un champ visuel qui est une vision méta de plus exactitude que l’œil humain, mais non pas plus dans le même registre d’échange. Les pixels quasi microscopiques se plient sur l’image, pour faire une désorientation qui est établie comme la première action de l’édition digitale. En ce moment, les régions pixels vont d’image en image, et cette rédaction avec plus de détail crée une nouvelle économie de représentation, et puis la vie devient les réseaux de la représentation sans représentée. La représentation devient toute discursive, une production des informations pour l’échange entre des interlocuteurs avec les corps qui deviennent exécutables.

Dans ce discours, la représentation sans une représentée vis-à-vis d’un langage visuel ou oral rend les images, objets, et corps en détail analogique des caractères et mots de textes. Alors les textes verbaux ont des parties de parole et d’objets de la grammaire, ainsi que les parties d’images deviennent « tagged » ou assignées aux méta-données. En correspondance au sublime qui est créée en frappant l’observateur avec beaucoup de détail photographique, il y a une toile rhizomatique qui s’étende de ces parties de l’image, en plusieurs médias non verbaux connectés par d’autres réseaux d’informations hétérogènes. Les parties d’images sont mises en argument plutôt que les mots, phrases, et paragraphes orchestrés dans ses textes verbaux. Tous textes verbaux sont cependant animés. Les corps qui les parlent ne produisent pas de valeur sauf qu’ils en produisent dans un enregistrement numérique, lisible par des machines. Cette lecture machinique remplace la culture écrite ; sa disparition s’accompagne une apparition du langage viral où le langage machinique et codé se croisse avec ce qui reste d’un lettrisme occidental. Les textes deviennent hybrides, image et texte, les images en haute définition, les textes en haute définition, et tous les textes commencent à parler sans lecture ou lecteur.

C’est un langage hybride mis en spirale, quand tout discours intellectuel devient une gymnastique du corps mouvant et hyperréel, se tombant dans l’enregistrement collectif des corps humains en espace et sur le vidéo. Le corps humain établit un nouveau capital du langage et est devenu le signe seul qui est lisible en signaux de média. Non pas les mots qui sortent de ma bouche, mais la motion de ma bouche sur l’écran comme signe sémiotique, elle peut faire possible une économie plus que réelle, une langue universelle dont le corps entier est une langue, un organe qui construit des signes, mais comme gestes, comme taches non verbales et sémiotiques. L’hyperréel signifie qu’il y a un langage universel, mais avec un morphème seul, le corps humain, même si ce corps humain est un corps trans. Le corps trans est le corps transformé par la chirurgie, mais aussi par des conditions de nécessité pour établir les institutions humaines d’utiliser un langage universel. De là, on voit simplement comment le geste collectif du corps humain s’agrandit sur un passage viral : les parties constituantes, ni le corps entier, ni des organes, mais les non-objets, elles ne s’épandent pas par les chemins et les vaisseaux du corps, mais par une transformation chimique, une multiplication sans contrôle dans le corps et entre d’autres corps, humains et non humains.

Après la théorie de simulation des postmodernes, on peut regarder une philosophie matérialiste du XVIIIe siècle pour comprendre une phase unique du corps, maintenant le morphème généralisé d’humains. Diderot, de son Rêve de d’Alembert jusqu’à son Éléments de physiologie près la fin de sa mort passe d’une œuvre de littérature qui nécessite des compétences verbales, dans un traité de la médecine qui ne peut plus marcher philosophiquement sans science, seulement peut faire « guérison » d’un corps sans dedans ou dehors. Les corps vivants dans les réseaux du langage et communication, sans dedans ou dehors sont aussi sans cerveaux, en illumination d’un récit de Diderot ici qui se concerne les animaux qui vivent pendant qu’ils sont sans tête. Le philosophe atteste que les animaux, voire des enfants vivaient de temps en temps sans tête ou cerveau physique. Comme résultat, Éléments devient — après tout — aussi littéraire ou philosophique que le Rêve, en comment il peint notre trajectoire humaine. Le cerveau reste physiquement dans la tête des humains aujourd’hui, mais il n’est plus opérationnel dans une économie de signes. L’économie de l’hyperréel a fait que ce signe du cerveau n’est plus nécessaire pour comprendre la conduite humaine.

(B) - 14 février 2016.