Non-Wikipedia

Impur, une étiquette déclarative attachée ordinairement aux choses que « quelques uns » considèrent comme étant un « péché », mais pour laquelle le désistement de cette nomination est la première étape pour surmonter beaucoup d’obstructions épistémologiques, ontologiques et éthiques.

Pourquoi a-t-on des impressions de « l’impur » (anglais, unclean) ? La poursuite de la pureté ne peut être que achevée avec changement qualitative, plutôt que le progrès moral, mais l’appellatif d’Impur ne comprend pas ça. En utilisant « impur », on se déplace d’une valeur qualitative à une valeur restrictive. Ce n’est pas une coïncidence que ces désignations bien quantitatives et qui ne démontrent réellement aucune chose sur ce qu’elles désignent sont les proscriptions propres des religions du monde. Après tout, les religions du monde ont fait ces proscriptions parce qu’elles avaient de la peur, par exemple, après que leurs adeptes fassent la découverte qu’ils ne pouvaient pas manger du porc sans maladie. De plus, les juifs du livre Leviticus ont essayé d’ faire approximation d’une bonne définition du pur selon une perspicacité appliquée à la méthode plus ou moins aléatoire par laquelle on peut produire un tout ou une conception complète des choses.

Il paraît pour nous au moins que les règles pour déterminer des animaux purs ne sont pas fondées dans la nature, puisqu’il s’agit de la corne fendue, le pied fourchu et le fait de la rumination. De quoi s'agit-il? Les animaux purs doivent avoir la corne fendue/le pied fourchu et ils doivent aussi ruminer, mais ils sont impurs s’ils aient cette corne/ce pied seulement ou s’ils ruminent seulement. Cette désignation est aléatoire, parce qu’elle a pour but d'inclure l’animal comme un tout et ce n’est pas important quelles en sont les attributs : on imagine une variation, peut-être le coude pointu et l’œil pénétrant qui sont déplacés à travers le corps animal, et qui forment ensemble, un signe. Plutôt qu’un « animal pur », c’est — pour retourner au texte biblique — l’« animal qui a le pied fourchu et qui rumine ». Les deux désignations indiquent le même animal, bien qu’elles elles ont une signification différente.

Les philosophes de la révolution industrielle — pour ne pas mentionner Lucrèce — luttaient aussi avec cette notion du « tout ». Bien que les atomistes du monde contemporain pensent qu’il sera possible d'arrêter toutes les découvertes quand les parties de matière les plus petites seront trouvées, les adhérents de la physique corpusculaire prétendaient que la matière est en fait infiniment divisible. On est permis la notion seule du pur de la chose purement composée. Même si on a trouvé les parties fondamentales de la matière, quand on les considère, il y a toujours une référente au-delà de cette partie fondamentale. On se jette du boson Higgs à l’annonce de sa découverte, et ce reportage est le premier des signes après notre conception de la particule elle-même. Alors, le Higgs peut être divisé ainsi que le nombre des énonces qui sont faits par tout le monde sur cette même particule.

Tout est impur ; tout est composé. S’il n’y a aucun temps, l’espace propre ne s’est jamais arrêté à ses particules finales. Que le monde enchaîne en temps signifie donc, de plus et plus que, si la tradition occidentale n’avait pas évolué comme on la connaît, la science n’aurait jamais établi ses méthodes en poursuite de cet arrêt d’une fin de la nature. Tout est impur parce que tout est composé, mais pour cette raison, le tout qui est composé est bien pur, ou il n’y a impur ni pur, les deux. Le pur est seulement une valence temporaire qui nous transporte dans le temps et dans l’espace, parce que nous croyons peut-être que nous en imputons à la valeur enfin pour prendre l’action. Tout étant ni pur ni impur, la science moderne ne pouvait pas faire son « progrès » s’il n’avait pas oublié ce fait.

Pour en retourner au Judaïsme, J.C. a déclaré (interprétant la Torah) que ce qui est impur est ce qui vient de la bouche et non pas ce qui y entre. Cette notion, qui est commune à la physique, comprend que toutes les choses, toute nourriture sont faites de la même matière, mais à cette notion physique elle adjoint une philosophie éthique. Les implications de cette philosophie ne sont pas une poursuite des parties fondamentales de la nature ou une poursuite de la fin de la nature, mais une décision à constituer une recherche appliquée — ou non — de ce qui est formé par des mondes et des choses formées de la matière. Les recherches appliquées peuvent être aussi des plans pour le changement social, parce que dans un domaine appliqué, on ne se occupe pas de La Vérité plus que des objectifs à court terme. S’agit le mouvement local.

Et quelle stratagème textuelle peut-on prendre pour le changement local des lois kasher aux lois qui posent une question sur ce qui est connu comme « impur » ? Dans les évangiles synoptiques, une femme qui saignait (pas nécessairement de ses règles) depuis douze ans a touché le vêtement de J.C. et de là, elle aurait été guérie pour raison prétendue de sa foi. On peut, cependant, considérer cette histoire sous un autre point de vue. Dans la bible hébraïque, les menstrues de la femme , bien qu’elles soient surtout comprises comme impures dans ce texte ici patriarcal, les écrivains juifs, servant de la notion du flux, caractérisent les règles de la femme, selon la traduction de Robert Alter de la Torah ("flow" en anglais). Alors, les règles de la femme sont des « rivières de la vie ». La femme ayant ses règles n’a donc pas de besoin de la guérison de J. C., mais comme femme avec des flux, elle reste dans une foi légitime. Pour démontrer cette condition de solidarité avec elle, c’est J.C. qui décide de toucher le vêtement de la femme et qui exige: donnez-moi vos flux!

(B) - 26 janvier 2014.