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Léviathan, le nom de la baleine dans le livre de Job et dans Le Talmud qui, selon L’Encyclopédie, rachetait les juifs, mais signifiait aussi la destruction du monde. Avec cette double signification, le philosophe du XVIIe siècle Thomas Hobbes a intitulé son livre Léviathan, qui pourrait représenter le souverain absolu que L’État doit soutenir mais pour la raison que lui seul peut garder la paix du Commonwealth.

Selon B. Bathra 74b du Talmud Babylonien, les léviathans de la mer et de la terre (respectivement « léviathan » et « behemoth ») sont des créations de Dieu, investies avec des propriétés mâles et femelles, comme tous les animaux créés. En fait, le talmudiste a construit un double hendiadys pour articuler ce qui est étrange (en anglais, uncanny) ou peut-être ce qui est mal, bien qu’il soit donné intentionnellement par Dieu. Comme la sphère diverse du bien et du mal, les hendiadys mâle/femelle et terre/mer signifient que dans toute vie, partout dans le monde, il y a une mode plus noire qui n'est pas joint néanmoins au mal.

Alors, Hobbes a écrit Léviathan avec ce double sens : est-ce que Le Léviathan est le souverain, ou la discorde civile qui résulte d’une absence de souverain ? De plus, le souverain est-il un analogue de la baleine qui dans Le Talmud est tuée, conservée avec du sel et mise de côté pour le messie ? Ou est-ce que le souverain est un analogue du Léviathan mâle qui est châtré par Dieu pour empêcher la propagation des espèces (et les espèces uncanny) ? Et de là, pour détruire une théologie du mal encodée dans ces hendiadys mâle/femelle ou terre/mer?

Pour considérer l’établissement juste d’un État, et étant très influencé par une guerre civile récente, Hobbes a fait une grande interrogation de l’ontologie de la liberté dans cette même manière de la figure de l’hendiadys et quand, après l’établissement d’une ontologie humaine, il questionne que les sujets du Commonwealth méritent plus de liberté. Il questionne s’ils la méritent, alors il questionne comment ils pourraient l’acquérir. Peuvent-ils l’acquérir par son abdication ? En face de la souveraineté absolue, comment le choix du pouvoir absolu donnerait au sujet une vraie liberté ?

But as men, for the atteyning of peace, and conservation of themselves thereby, have made an Artificiall Man, which we call a Common-wealth; so also have they made Artificiall Chains, called Civill Lawes, which they themselves, by mutuall covenants, have fastned at one end, to the lips of that Man, or Assembly, to whom they have given the Soveraigne Power; and at the other end to their own Ears.

L’acceptation du pouvoir absolu est symbolique de l’acceptation de la loi civile sans laquelle les humains ne sont pas sous la soumission du souverain, mais sans laquelle le souverain et l’État ne peuvent pas garantir la paix pour tous les sujets. Comme la couverture de la première édition de Léviathan montre très effectivement, le souverain dans l’État proposé ici par Hobbes est seulement la collection entière des sujets qui entrent dans un contrat. Le Commonwealth de Hobbes suivi directement l’état de la nature de Rousseau, et dans ces deux cas, Dieu est absent. Mais, toujours, les partisans de La Société Hobbesienne veulent briser les chaînes que « les sauvages » de Rousseau prétendaient être brisées seulement par l’absence de la société.

Il ne faut aucune Nature dans Le Commonwealth de Hobbes à tel point que l’existence de cette Nature-là signifie que les sujets se sont écartés, au moins, du contrat social. Hobbes ne désire pas enlever la nature humaine, mais il veut que les sujets humains canalisent cette nature vers les actions qui conforment parfaitement à ce contrat collectif. Le souverain existe seulement si L’État est juste, sinon la souveraineté se dissolue:

For the Soveraign, is the publique Soule, giving Life and Motion to the Common-wealth; which expiring, the Members are governed by it no more, than the Carcasse of a man, by his departed (though Immortal) Soule.

Cette dissolution n’est pas la disparition d’un dirigeant seul, mais le devenir multiple des sujets. Si les sujets ne soutiennent plus un concept de Loi pour le bonheur du Commonwealth, l’image agrégée du souverain sera multiple. Par définition, une souveraineté multiple est dissolue. Et dans cette mêlée d’une nation de sujets particuliers, il n’y aucune résolution simple des souverainetés dans les béhémoths du mal ou dans les collectifs humains du bonheur.

Il n’y a aucune résolution simple de la valeur entres ces pôles, comme quelconque hendiadys veut suggérer. Parce que la souveraineté est donc l’agrégation des lois du Commonwealth et une collection mondiale de textes qui définit la signature métaphorique de l'accord avec La Paix, la construction du Commonwealth dépend entièrement sur l’écriture de la Loi, comme une Torah de laquelle les léviathans sont venus à mesurer L’État. Alors, les liens de la société sont dérivés directement d’une rhétorique devenue codifiée. Bien que l’anglais ancien de Hobbes pour lequel les flexions et les règles d’orthographie apparaissent loin des objets de lecteurs actuels, son imagerie matérialiste a jeté le langage inflationniste de la religion dans la langue de son précurseur non inflationniste juif et lie ses phrases en grande mode matérialiste, non moderne, prémoderne.

The Ecclesiastiques take the Cream of the Land, by Donations of ignorant men, that stand in aw of them, and by Tythes: So also it is in the Fable of Fairies, that they enter into the Dairies, and Feast upon the Cream, which they skim from the Milk.

Dans une grande réorientation des rhétoriques religieuses et philosophiques, pour Hobbes, la crème n’est pas ici le lait et le miel des juifs qui circulent au-delà d’Égypte, bien que Hobbes ait rendu l’écriture matérialiste des juifs dans un langage aussi éloquent que le KJV. Mais le passage ci-dessus réinstaure le projet juif de la critique sociale et de la justice sociale qui condamnait aussi l’injustice de la religion propre. Et tous les mots du passé de la religion sont revenus à la grande encyclopédie sociale qui est le souverain. Les gouvernements, qui au XVIIe siècle sont loin des BÉHÉMOTHS, GEHENAS, et TOPHETS sont ici joints avec eux. Selon Hobbes, si vous êtes l’ennemi de la souveraineté vous n’êtes pas l’ennemi comme « enemy », mais comme le mot hébreu « RACHA ». Vous n’empêchez pas de progrès social en abdiquant votre âme pour une vie éternelle, mais vous l’empêchez, alors, par l’avocat de Medea, avec qui vous coupez votre père, la vie éternelle, in pieces, and boyle him, together with strange herbs, but [make] not of him a new man.

Alors, qu’est-ce que le résultat de cette rhétorique quasi religieuse, si Hobbes avait l'intention d’inverser toute son allégeance politique ? Enfin, Hobbes voudrait montrer qu’« ETERNAL DARKNESS » n’est pas un enfer souterrain, mais est l’absence extrême de la clarté philosophique. Cette obscurité persiste en une mauvaise lecture de l'Écriture et une présomption ecclésiastique que ces textes impliquent à jamais des substances incorporelles dans leurs pages. Les corps incorporels, les démons naissant d’une terre en feu, le corps de J.C. qui est transformé dans pain eucharistique, n’entrent pas dans la philosophie hobbessienne ou dans une vraie science. Ils n’entrent ni dans la possibilité d’un vacuum ni dans la nature.

Dans leur importante étude du débat entre Robert Boyle et Thomas Hobbes sur les expériences de la pompe à air, Steven Shapin et Simon Schaffer établissent que même si la nouvelle technologie littéraire de Boyle (une technique pour présenter des expériences) avait une rigueur robuste fondée sur le reportage et la circonstance empirique, la rigueur imaginé par Hobbes pour une vraie philosophie ne permettrait nullement des choses immatérielles — tel qu’un vacuum dans la nature. Tout comme la pompe à air ne pouvait pas être entièrement fermée pour son action dans le laboratoire, toute science qui dépend sur cet instrument — malgré le fait que c’est comme si Boyle avait façonné l'assemblage plus dickensien des circonstances vers une vraie science — ne peut pas être une vraie science.

Bien sûr, les nouvelles méthodes de Boyle sont un charlatanisme pur. Elles ne sont pas charlatanes pour la raison que les matières diverses du fait et les données d’expérience ne sont pas matérielles, mais parce que le laboratoire est un site qui est très éloigné d’une contemplation de la technique pour une représentation robuste de la vérité dans le langage. Tous les arguments de Boyle sont les produits d’un harnais arbitraire de la donnée du sens dans un moment seul du temps, dans un lieu actuel, qui est capturée par les organes du sens humain aussi bien que par les organes nonhumains des instruments scientifiques. C’est pour Hobbes un scandale de prétendre qu’on pourrait harnacher la nature pour qu’elle vous dise ce qu’elle fait, parce que ce harnais n’est-il en fait toujours la donnée seule du sens et pas de l'explication scientifique ?

Pour cette raison, il est évident pourquoi la nouvelle science de l’expérience a donné une difficulté sévère à Hobbes. La Science n’est pas un produit du témoignage dans lequel on accepte les esprits, les démons, et la matière subtile qui, pour des circonstances arbitraires, sont pris au piège de verre pendant qu’un vacuum prétendu les représente comme non-matière. La Science vis-à-vis d’appareil de la philosophie est plutôt, selon Hobbes, une poursuite d’un manque totale d’ornement, d’un ornement trouvé surtout dans une conception des choses immatérielles — en contraste de la pompe à air, un Léviathan de La Science Moderne. Alors, quelle meilleure technologie littéraire pour l’utilisation de Hobbes que L’Écriture sainte, par laquelle, on montre que la clarté scientifique est venue par notre installation dans un monde matériel, et nous sommes, alors, comme des muguets sans ornement et qui sont dans la splendeur d’une vraie science et qui sont attachées entièrement à La Nature. Et nos léviathans, béhémoths et souverains sont en splendeur avec nous. Ne pourrait pas le Léviathan nous sauver après tout ?

(B) - 21 Septembre 2013.