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Minimalisme, une tendance à « moins » qui est souvent un écart d’une esthétique principale, ou qui est une réforme des représentations qui sont dans l’œil du public. Réellement, c’est « plus », parce qu’en réduisant la représentation des grandes lignes, sa nouvelle trajectoire approche ce qui n’était jamais vu « jusqu’à maintenant » : un champ de bonne possibilité.

Malgré le fait que le minimalisme écarte de l’œil du public en général, il a en effet l'entré dans les années soixante, surtout aux États Unis, par exemple, avec les artistes Donald Judd, Agnes Martin et Robert Morris entre beaucoup d’autres. Ils ont introduit les quasi-objets d’art : les représentations à la place des peintures ou à la place des objets d’art traditionnel, mais qui sont trouvées encore dans la galerie, dans le musée, et pour remplacer l’excès métaphorique — c’est-à-dire le baroque, l’ornement.

C’est vrai que le baroque est très complexe, puisqu’il pose la question philosophique de « Qu’est-ce que le pli ? » Vous savez ? Ce pli-là, que les artistes ont dessiné dans une illusion, faite plus paradoxalement sur la toile, une surface plate. Le pli a compliqué le baroque parce qu’il a fourni le « plus » de cette toile, qui est vraiment plate. Le pli est la toile pliée sur elle-même sans être pliée sur elle-même — à cause du trompe-l’œil. Le pli plie métaphoriquement notre champ visuel : la toile ou la page est un local de la production. Ce n’est pas seulement une splendeur graphique, mais un précis de la cosmologie, surtout la cosmologie leibnizienne, une hypothèse sur comment le corps est un enclos d’un point. À la fois, le baroque est aussi minimal qu’un point, et aussi extravagant qu’un tissu plié infiniment sur le petit corps émergeant du grand plafond.

Alors, le minimalisme se croise dans cette même complexité. Après son geste de réduction, plutôt qu’une compréhension du sujet de la diminution d’excès au simple, l’objet de minimalisme nous frappe avec une simplicité, mais venons-nous, alors, de comprendre ce point comme un tissu. Le pigment noir sur le pigment noir dans les peintures de Ad Reinhardt – c’est un tissu dans l’espace produit par la différence minimale entre le noir et le noir. Qu’est-ce que le pli ? C’est deux barres noires de texture différente qui étaient un point sans étendue qui sont maintenant, selon nous, une ouverture dans notre esprit et une heureuse terminaison d’un jeu de réduction.

Dans la musique, Phillip Glass et Steve Reich sont deux personnages bien connus pour leur contribution aux notions minimalistes de l’art. Ils démontrent avec leur superposition des niveaux des sons simples que cet écart de l’ornement nous renvoie à une richesse. Mais cette richesse est émergente — plutôt que sculptée dans du marbre comme si nos vêtements n’étaient pas posés sur nous, mais étaient fixés de façon permanente. En effet, les instruments de musique de Glass et de Reich sont le monde entier : leur focalisation sur le « procès » suggère que toutes les choses qui possèdent du son sont les actants potentiels dans une composition musicale. Glass et Reich ont abandonné leurs ciseaux et leurs burins. Ils font de la signification avec leur positionnement en relation au son potentiel.

En fait, ce positionnement est aussi une sorte de minimalisme moins violent et il est révélé ailleurs. Les premières chansons de Bob Dylan de ce même milieu du minimalisme, par exemple, sont beaucoup plus différentes que la musique de Glass ou de Reich, et encore, elles ont une nudité caractéristique qui permettait à Dylan d’approcher directement la justice sociale. Cela n’a pas d’importance que la guitare de Dylan joue seulement trois accords, parce que ces accords sont suppléés par des vers très, très profonds — ou certainement très stimulants dans les sphères politiques et sociales. Et l’adaptation par Dylan des guitares électriques dans 1965 ? Celles-ci peuvent être vues comme les sons potentiels comme si Dylan était à ce moment Glass ou Reich. Sa musique a changé, mais la critique sociale faisait un chemin dans Le Rock propre, par exemple, dans la chanson, « Bob Dylan’s 115th Dream ».

En fait, bien que le minimalisme a émergé dans l’art visuel des années soixante, il n’est pas réellement connecté à la forme concrète de cet art. Le Minimalisme peut être compris comme un corps des méthodologies pour la création du nouveau de l’ancien, parce qu’en fait, ce qui en résulte n’est pas squelettique, mais est un analogue du baroque. Le minimalisme s’écarte de ce baroque et aucun ornement n’apparaît, mais ornement apparaîtra quand sa nouvelle forme est codifiée. En effet, la tendance à « moins » a permis toutes les innovations poétiques. Une purge est alors une enjolivure d’une nouvelle forme qui apparaît « minimale » parce que nous n’avons pas encore appris l’orner pendant que cette forme nous tire dans ses plis jusqu’à ce que nous nous en écartons.

(B) - 16 novembre 2012.