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Omnivore, on utilise ce terme pour un être qui mange tous les genres de nourriture, mais aussi pour un être ou une quelconque chose qui consume, en façon ouverte, beaucoup de choses ou beaucoup de « textes ».

Les biologistes faisaient classiquement une distinction entre des êtres qui mangent de viande, qui mangent des légumes, et ceux qui mangent les deux. On voit facilement, dans les catégories du légume, qu’on se considère comme omnivore selon toutes les variations des légumes et des mets qui sont faits avec légumes. Servir en revanche la considération « omnivore » pour quelqu’un qui mange la viande seule est plus difficile. Les adhérents de l’habitude alimentaire « paleo » — il est vrai — abdiquant la transformation industrielle de l’alimentation agro, essayent d’établir une variation de la viande comme virginale, et en condition virginale, comme très variée. Mais la viande est un goût seul d’« umami », un assaillant qui maîtrise tous les autres goûts. De plus, même si la viande nous renvoie au moment quand toute nourriture s’appelait (en anglais) « meat », cette signification est bien ancienne, quand des êtres s’étaient classés, bien sûr, mais n'étaient pas classés sous les noms « carnivore », « herbivore » et « omnivore ».

La signification de l’« omnivore » se rapporte donc à ceux qui mangent d’une position à la tête de la taxonomie des choses et du savoir. À la tête du savoir (ou, sans une catégorie seule) et pour qu’on puisse manger à la tête de choses, les humains consument ainsi que d'omnivores à cause de l’information en gros, et de la modernité. Leur méthodologie consumériste devient pluriel. Ils consument. Ils consument la télévision ainsi que de la bière, de la musique ainsi que des parfums (comme Des Esseintes), du langage ainsi que de la pizza. La vie contemporaine est donc formée dans une image du schizophrène ; tout le monde est schizophrène, tout comme nous écoutons les albums de rock et que nous lisons — en même temps — des articles sur les modèles de Markov Caché. Quand tout le monde est confronté avec cette différence entre les médias qu’il consume, le remède pour cette condition — qui fasse non opérationnelle la psychose de la modernité — est une méthodologie du consumérisme qui est pluraliste, qui étend aux nourritures et aussi aux textes. De là, un savant fait peut-être de nouvelles recherches sur les modèles de Markov en Rock.

Comme Gilles Deleuze et Felix Guattari et d’autres ont démontré ces transformations en orientation à la vie contemporaine, ce que les postmodernes offraient comme modèle de la lecture désigne un plan pour une interaction avec le monde — et un plan pour la lecture de choses — à travers tous les savoirs. En même manière que nous consumons la musique et la pizza, nous les lisons. À lire est à interpréter ce que nous y avons consumé. La lecture implique une interprétation, c’est-à-dire qu’ils sont d’apports l’une et l’autre, mais il y a en addition un effet dans la lecture, un événement des significations qui amènent aux autres significations (et à l’écriture, sans doute). Tel que la consomption a produit d’effets du sens, elle est donc une lecture. Et tel que ces effets se déroulent à travers tout le savoir, lire est à regarder toutes les choses comme textes sur lesquels on peut faire d’autres significations ou d’autres écrits. À cause de cette fortuite, ce modèle de la lecture est sa méthode par excellence.

Sous cette méthode, le consumérisme du présent cède à un consumérisme du passé. Avant les nouvelles transformations de livres en livres électroniques, nous avons décidé que nous devons laisser ces transformations éclipser l’écriture de l’Ouest. Mais si on laisse cette éclipse être totale, cette action implique un confort avec la disparition des autres cultures qui sont inscrites dans les nouveaux médias dont les machines peuvent lire, mais les humains ne peuvent pas lire. En contraste, les humains peuvent faire un geste de solidarité avec du passé en lisant tous les écrits qui sont venus avant des années 1950. De plus, parce que les langues qui ne sont pas anglaises représentent le monde ancien, ce même geste de solidarité est fait en devenant un consommateur des langages multiples. Quand on est debout dans une toile de langages et leurs cultures, la culture orale peut naître, pendant que nait un moyen pour apporter les écritures du passé au présent, ainsi que nait un translettrisme.

(B) - 27 février 2014.