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Reproduction asexuée, connue au sens mythologique dans le récit d’Hesiod de l’Hydre, ou au dix-huitième siècle comme le procès progéniture du polype d’Abraham Trembley, elle était considérée exclusivement dans le règne des êtres vivants non mammaliens jusqu'à la fin du vingtième siècle. Il y avait cependant des images littéraires de cette reproduction du genre mammalienne dans l’esprit philosophique, surtout, durant la naissance de la science moderne.

L’Hydre jaillit de l’imagination grecque, en peinture métaphorique et religieuse de la création de l’univers. Comme Tiâmat dans l’épique Babylonienne Enûma Elish, l’hydre était un monstre féminin à qui on pouvait avoir affaire, puisqu’elle représentait une Nature que les hommes considéraient dangereuse. Elle a plusieurs têtes, les phallus dans l’« investissement » d’Hercule de la sexualité féminine. Il l’a tué par polydécapitation, non seulement de gagner la distinction entre les dieux, mais parce qu’il avait peur d’elle.

De cette figure mythologique, le polype d’eau douce est nommé. Pourtant, quand Abraham Trembley a commencé au dix-huitième siècle ses études et son enquête du règne vrai de cet être vivant (le végétal ou l’animal), le sens de son interaction n’en était pas de violence. Ses activités suivent à peu près d’une centaine années la notion de l’empire baconien, le temps où la science newtonienne diminuait et une protobiologie montait. Trembley a coupé l’hydre, mais avec un bistouri, ou une petite lame. Il n’avait pas peur, mais une hypothèse que le polype ait des attributs de plantes et d’animaux, les deux. Après cette coupure, le polype pouvait regagner sa forme, mais produisait aussi un nouvel être vivant de chaque morceau coupé. Il était aussi sensible à la lumière, comme une plante, mais, parce que les expériences de Trembly montraient que le polype possède la faculté de la digestion, il l’a considéré finalement comme animal.

Le travail de Trembly, et aussi le travail de Charles Bonnet sur la parthénogenèse, a inspiré surtout les études protobiologiques du philosophe Denis Diderot et ses œuvres littéraires qui ont en résultée. Son Rêve de d’Alembert a un agentivité audacieux, mais son bistouri est doux ; Diderot n’accueille pas seulement la perspective d’expériences plutôt qu’une mise à mort d’animaux, mais aussi il acceptait la place d’humain dans le règne animal. Le Rêve a décrit une parthénogenèse humaine, sortie de l’esprit de d’Alembert dans un songe, et en retirer « la sexualité » de la reproduction mammalienne, Diderot a animé « le tout » de la Nature comme un être sexuel dans lequel les humains, même les mâles, y sont compris. Alors, pour Diderot, le corps humain est un ensemble de particules, de parties que La Science peut mettre dans de petits « cornets » pour faire une renaissance de l’être vivant à un autre moment, un autre lieu.

Bien qu’on soit opposé au clonage parce qu’il éclipse la phylogénie de l’espèce humaine ainsi que la notion d’humain, avancer la conception d’humain de Diderot dans les esprits des humains paraît vraiment nécessaire aujourd’hui. Sans l’exécution réelle du clonage, si on imagine l’avantage pour la vie collective, pour les politiques d’état, pour l’identité des humains dans un monde qui ne se considère pas toujours comme l’autre qu’il n’est pas, il y a beaucoup de moyens pour le clonage soit une émancipation qui continue le projet de Diderot, en bref, un nouvel humanisme avec un nouveau récit ou une collection de récits.

Dans les mêmes œuvres de Diderot, bien que la connexion soit implicite, sa conception des peintures de Jean Baptiste Greuze montre que le siècle de Lumières a posé avec raison la question de la famille dans la formation d’individus, en contraste aux clones qui naissent comme adultes. Parce que, avec la focalisation de Greuze sur la famille bourgeoise dans La lecture de la bible ou L’Acordée de village, il a mis en scène tous les attachements de la famille qui suppriment une réflexion sur la famille et une reconstitution de la famille de ses actants. La structuration de la famille bourgeoise avait endoctriné les morales des autres derrière les murs intimes et privés. Les peintures de Greuze extériorisent encore cet espace privé, mais les morales appartiennent donc au peuple, re-incorporé distinctement comme les philosophes en face d’hommes d’État. Comme les clones métaphoriques, bien qu’ils ne nient pas leur histoire, ils peuvent en écarter comme s’ils étaient nés adultes. Ils en court-circuitent les souvenirs d’enfance et d’adolescence, quand ceux-ci les enchaînent.

Le discours social demande une solidarité avec les humains, les animaux, les microbes, les minéraux, et les non-humains, puisque nos collectifs ne peuvent pas survivre sans leur reconstitution d’actants distincts qui conspirent et qui font une collision les unes avec les autres, pour l’action sociale, historique, politique. Le but du clonage métaphorique ne doit pas être celui du clonage réel, c’est-à-dire exister pour les ouvriers considérés inférieurs, mais pour une compréhension fondée sur le matérialisme, sur la « sensibilité ». Diderot définit celle-ci comme « une qualité propre à l’animal, qui l’avertit des rapports qui sont entre lui et tout ce qui l’environne. »

En effet, un très bon usage du clonage est venu : la provision de savants pour le travail sur les encyclopédies. Comme les chefs d’entreprise, nous ne pouvons pas être distraits par les circonstances, entrainés par d’autres occupations pour un travail qui n’a été qu’une source de persécutions, d’insultes et de chagrins. Nous avons besoin de beaucoup de savants consacrés aux dictionnaires critiques. En face de la disparition actuelle de plusieurs aspects de la vie intellectuelle, les clones seraient les savants plus parfaits, parce que le clonage est une condition exacte, préalable pour le penseur contemporain : pour les humains, s’imaginer eux-mêmes comme une partie de la nature n’enlève pas notre humanité, mais la permet.

(B) - 29 août 2012.