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Toilette, un cabinet dans lequel on se fait beau et qui est une « fin » de la digestion humaine, un réservoir pour les sous-produits de la production du corps humain, de l’énergie. Elle nous rappelle que nos corps, bien qu’ils soient beaux, possèdent aussi des aspects qui ne nous plaisent pas ; notre beauté en fait n’existe que vis-à-vis d’une laideur qui est éternelle et présente.

C’est-à-dire ; il n’y a réellement aucune notion de l’humain sans digestion et ses fins. Le monde ancien possédait beaucoup de traces de cette laideur, à côté de la beauté humaine. Par exemple, les Israélites se présentaient « aller aux toilettes » dans L’Écriture sainte, avant la salle de bain ou les toilettes. À cause de l’adaptation I Claudius de Robert Graves, nous connaissons bien les toilettes dans l’antiquité romaine ; l’empereur Claude allait aux toilettes publiques, et non pas seulement pour achever sa digestion, mais pour contempler et penser à son règne. On y voit la pensée de l’empereur, et cet empereur a un corps, il s’incorpore.

Sous ce modèle de l’humain, notre émergence en dehors des systèmes et de psychanalyse devient possible à cause d’un corps machinique qui peut faire disponible, une beauté, mais aussi une laideur. Un « impur » qui sortit de la bouche est seulement un texte, et les mots qui sont entendus et qui peuvent articuler de choses sont faits avec contraste. Mais le corps humain produit beaucoup d’effets hétérogènes et qui sont situés sur l’extérieur du corps. Parce que le corps humain est donc une boîte symbolique, le caractère de sa machine est trouvé dans le mot seul « corps ». Le mot « corps » comme langage fournit des détails complets pour sa conception comme appareil. Il doit dérouler une hétérogenèse machinique de Deleuze et Guattari. Est-ce qu’on peut dépasser ces lettres formant une boîte noire, ou ces lettres sur la page, sont-elles un corps impénétrable comme un morphème qui manque des organes, qui manque un intérieur ?

Le corps humain, est-ce qu’il manque d’un intérieur et aussi qu’il puisse être vu d’une perspective macro ? Après ce corps devient le langage, pourrait-il devenir des chiffres, des chiffres qui représentent de flux, des intensifications statistiques ? C’est une possibilité avec une perspective macro, comme Fernand Braudel utilise dans son livre Civilization et Capitalisme. On peut comprendre de la digestion par des nourritures du riz depuis les dernières 2000 années, remarque Braudel. Alors, la production du déchet humain — en macro — indique plutôt l’individuel humain qui est fortement humain à cause des données sur sa digestion et celles de beaucoup d’autres humains. Bien entendu, on peut écrire un article pour une encyclopédie sur les toilettes grâce aux œuvres de Braudel — et grâce à ce déchet humain plus petit incorporé aux statistiques, dans un grand champ historique des statistiques soient-elles une pluie de nombres, comme dans le film The Matrix.

Les perspectives macros et micros les deux ont démontré qu’il y a l’histoire sociale d’aspects de l’humain qui soient laide, mais qu’on peut les discuter. D’habitude, les toilettes et les salles de bain n’entrent pas dans une discussion de la vie publique, mais il y a des moyens pour les intellectuels d’avoir d’idées sur les toilettes et le déchet humain et les « fins » de la digestion. Sans la formation d’idées sur la laideur du corps humain, cette laideur sera toujours une laideur. Si vous laissez discuter, avec tous les outils de l’historien, les toilettes et le déchet, vous permettez que vos lecteurs comprennent la dépendance de la beauté sur une laideur. Cette compréhension est un acte principal dans lequel nous ne nions plus que nous avons des corps. Il y a peut-être un sens du corps qui ne plaît pas malgré la beauté du corps humain, mais la reconnaissance collective de ce fait change radicalement — après tout — la manière dont nous nous faisons beau ou allons aux toilettes.

(B) - 15 février 2014.