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Tour de Babel, figure principale du récit biblique servi pour raconter l’origine des langages, et qui n’a pas d’importance à cause de la question d’un événement réel, mais à cause de son éclaircissement des contradictions de l’emploi humain du langage universel.

Le récit de Babel reste dans le conscient de tout le monde, de la magnitude du récit de Pandore. Avec cette histoire grecque, il est utilisé par les philosophes partout. Pour démontrer que la topique de Babel est encore importante aujourd’hui, on ne doit qu’examiner l’image d’humains cherchant le langage unifié au début de la scène dans le livre de Genèse. Son moment est caractérisé mieux par une question : a-t-on des briques ? Considérez Genèse ch. 11, v. 3 :

וַיֹּאמְר֞וּ אִ֣ישׁ אֶל—רֵעֵ֗הוּ הָ֚בָה נִלְבְּנָ֣ה לְבֵנִ֔ים וְנִשְׂרְפָ֖ה לִשְׂרֵפָ֑ה וַתְּהִ֨י לָהֶ֤ם הַלְּבֵנָה֙ לְאָ֔בֶן וְהַ֣חֵמָ֔ר הָיָ֥ה לָהֶ֖ם לַחֹֽמֶר

Tout le monde disait à son voisin, « Alors, nous bâtissons pour bâtir, et nous jetons des étincelles pour les jeter », et ils bâtiront en pierre et ils auront du bitume pour le mortier.

Avec de la pierre, du mortier, des briques, on peut construire un tour qui est symbolique de toutes institutions humaines, surtout du langage ; les humains créent leurs chefs-d’œuvre de ce qui se trouve à leur côté. Ils bâtissent des choses simplement parce que de faire comme ça est de respirer un souffle du pouvoir qui les anime. Avec ce souffle, il est facile à reconnaître les origines du langage ; ainsi que les humains ont découvert des pierres et ils ont fait des tours, ils ont découvert aussi leur souffle et ils ont bâti pour bâtir, ils ont inventé la parole. La parole, le langage changeaient donc la définition de l’humain et avouaient aux humains un pouvoir comme s’ils étaient en haut, en compagnie des dieux. Néanmoins, vis-à-vis de la tour de Babel, personne ne monte au ciel, même si cette tour est infiniment haute. Monter au ciel est une seule phase rendant toute la diversité des langues multiples possible, malgré le fait que l’implication d’une grande tour détruite par יְהוָה֙ est une implication malheureuse pour toute humanité.

יְהוָה֙ détruit toutes les institutions de l’homme, Le Langage y compris. Mais il ne faut pas pleurer le langage fracturé à cause de cet événement. Sans cette fracture, le même récit de la tour n’aurait pas été écrit. C’est vrai que le langage universel se sert pour bâtir des institutions sociales d’humains, mais non pas bien leur pensée, pas de subtilité d’un hébreu descendu d’un Sanskrit ou phénicien, non pas une société de la formation reverse, entrant dans une complexité des langues diverses. Le dieu hébraïque l’a détruit et tout est mal selon la mise en scène de Genèse, mais selon l’Écriture hébreu lue maintenant après des tas de langues et des tas de choses qui interrogent la même institution du langage, nous avons appris que la formation du langage marche plus souvent vers une complexité fondamentale de l’emploi, de la pratique du langage.

Il n’y aurait pas un monde sans cette fracture. Toute sa diversité peut être codifiée seulement par les langages multiples, impliqués en toute variation linguistique, même la variation d’un seul langage prétendu universel. Bien qu’il n’a pas de sens d’un langage de la Nature, le langage se différencie comme les êtres vivants se différencient ; le fait que le langage multiplie toujours dans une évolution se plie avec son déploiement collectif. Le langage suggère une trajectoire en avant, et les sociétés qui s’occupent, qui bâtissent pour bâtir, brisent le langage selon le fait du mouvement. Les fondateurs de la tour de Babel comprennent leur tache comme unification du langage, mais son même geste d’unification avance plutôt irréversiblement, ayant laissé une tâche de culture linguistique collective. Cet ordre linguistique créé par l’esprit humain est un épiphénomène de ses actions sociales qui se brisent en contraste et deviennent multiples.

De là, le récit de Babel apparaît moins une narration de la désobéissance des humains, des israélites. Lu d’un cadre sécularisé, il démontre deux mouvements de l’emploi du langage humain ; une structuration comme résultat d’une évolution, et un geste d’ordre qui enlève la diversité culturelle, cherchant un pouvoir social. Ces pratiques sont sociales les deux, mais le pouvoir dans la structuration est agréablement diffusé au point de l’entretien entre des interlocuteurs. Le pouvoir dans le geste d’ordre n’est pas en revanche diffusé. L’action humaine d’un inconscient, elle agrandit ce pouvoir et un interlocuteur de cet entretien, voire une partie collective qui est montée sur les autres. Cette relation s’étire à travers toute l’histoire humaine, surtout son histoire technologique : Babel, Vapeur, Chemin de fer, Web.

En microcosme de toutes activités humaines encadrées par ces deux relations, la qualité discursive d’activité humaine est donc plus grande, où chaque partie regarde du point de vue de l’autre. On demande si le récit de Babel était raconté seulement comme une correction du cadre anthropologique du monde ancien. Il n’est pas dehors de la question que les rabbins ont une clarté anthropologique 2000 ans avant la discipline formelle de l’anthropologie, dont ils possèdent les écrits sortants de l’exil de Babylone, par exemple. Cette correction tourne sur la condition des humains captivés par l’esthétique des mots et sons, d’une grande fracture sémiotique trouvée dans les institutions que les humaines agrandissent. Le récit de Babel rend une condition unique et moderne du monde ancien où les humains abdiquent l’entretien occidental pour les qualités tactiles de brouhahas et battologie. En ce moment il peut insérer sa propre critique éthique, qui espère d’offrir un avertissement pour les qualités de la vie humaine écartées quand les humains bâtissent un système du langage universel. La communication peut être si bonne que les humains n’auront aucune expérience de détails du langage quand ils s’en servent, et malgré le fait que le langage est un langage seul, ici l’expérience du langage est paradoxalement ce brouhaha.

Le brouhaha de Babel est donc l’assourdissant de l’esprit humain quand il crée un langage unifié, plutôt qu’un brouhaha des langues multiples. Après la destruction de la tour, le langage est fracturé, mais ce moment est une naissance, parce que les détails (en anglais, « particulars ») se retournent au langage et les interlocuteurs peuvent donc comprendre les objets du monde avec une différence. Le langage unifié ne peut résulter qu’en assourdissant, parce qu’un langage vraiment unifié est un ensemble vide. Il n’y a donc pas un moyen pour une anthropologie de respecter le bruit ; en ce moment d’unification, aucun signal sortant de bruit n’est possible. Le procédé d’évolution des langages multiples métamorphose cependant le bruit irréversiblement blanc ou crypté, en détails profonds d’idiome et discours infini de l’usage. Au point où la construction du système devient une construction du pouvoir cependant, les langages de tout le monde deviennent un seul, mais un langage que les humains ne le comprennent plus ; il devient le tohu-bohu sans signal, du bruit. Mais, après tombe la tour, les humains entrent encore l’entretien mentionné ci-dessus. Ils font le travail du contrat social et linguistique, et le langage et les sociétés fondées sur technologie deviennent encore possibles, même si les tours de Babel ne sont plus jamais bâties ni leur construction n’est plus nécessitée.

(B) - 12 septembre 2014.