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Universel. Nom utilisé ou adjectif appliqué quand on croit qu’un cas particulier soit aussi un cas général sans limitation, malgré le fait que rien n’est si général. Le changement, l’évolution ou l’entropie sont peut-être universels, mais non pas absolument universels, puisque l’univers est fini et toute son entropie s’y consume éventuellement.

La terre par exemple n’est pas universelle parce qu’elle existe dans un univers d’autres corps terrestres. Dans son livre, Le contrat naturel, Michel Serres propose de trouver une responsabilité commune dans le soutien de la terre, pour tous humains et leur droit de l’écologie naturelle. Bien que la responsabilité à la terre est partagée, elle n’est pas cependant universelle, puisque, au-delà de la terre sont les planètes et des autres étoiles et galaxies. De plus, la terre offre une relation métonymique à l’univers et par raison, l’obligation écologique des humains doit être une écologie de l’univers entier. En même temps, notre situation actuelle nécessite que nous préservions la terre, parce qu’elle est notre origine et seule source de l’histoire et la culture humaine, et nous approchons la perte de cette mère, notre terre. Notre responsabilité écologique est à l’univers entier, oui, mais nos efforts doivent commencer avec la terre, et nous sommes en danger de sa perte. La perte immanente de notre terre fait que cette terre est une quasi-universalité. Le tableau chronologique de son salut est fini, est petit. La quasi-universalité du monde, une fois que nous le sauvons, elle disparaîtra, pour focaliser sur un univers qui est en effet un univers de la physique ne pas seulement de la terre que nous connaissons, mais les planètes, les étoiles, et les galaxies que nous ne connaissons pas — du moins, pas maintenant.

La physique, cependant, n’est pas universelle, parce qu’elle est rencontrée différemment par cultures diverses. Et encore, comme nous avons démontré ci-dessus, une physique en dehors de la terre, elle soit aussi en dehors du savoir local des humains et leurs expériences, non ? Pas réellement : il y a en addition des conséquences politiques pour prétendre que l’expérience de l’humain indigène n’est pas équivalente à l’expérience objective de la science occidentale. Les positions de la science et de la cosmologie indigène sont des vues différentes sur un substrat phénoménal, que, dans le moment on limite la cosmologie indigène, on fait que La science est un grand récit qui est plus que simplement un point de vue. Plutôt, La science, comme grand récit, devient l’homologue propre de la réalité, ou La réalité. Si on s’investit cependant dans une cosmologie indigène, on découvrit les limitations de la science occidentale. Et en toute réalité, une physique contemporaine est possible paradoxalement sans deux mille ans de la physique, selon Serres. Lucrèce et les épicuriens mettent en fondation une éthique de Venus abdiquant la peur de la mort, sans instrument scientifique de l’ère moderne, et sans la science de Mars qui est le résultat de la science comme grand récit avec ses instruments scientifiques propres. Les humains de la science ancienne aussi bien que les cultures prétendues primitives démontrent toutes les différences entre humains, leur physiologie et leurs subjectivités.

La physiologie humaine n’est pas universelle, parce que beaucoup d’autres espèces existent, ne pas mentionner qu’il existe la différence sexuelle humaine. Dans la conclusion de son livre, Les éléments de physiologie, Diderot remarque qu’il n’y a pas un seul humain qui est parfait, et que l’espèce humaine est plus ou moins une contrefaçon. Les idéals du corps humain sont mis en contradiction avec toutes les expressions concrètes d’organismes. Nos corps sont gros, maigres ; nos cheveux, blonds et bruns et noirs ; quelques personnes tombent dans une goutte ; d’autres, dans une neurasthénie ; encore d’autres sont de petite ou grande taille. Il n’existe aucun idéal et aucun organisme individuel ne peut être transformé en cas général. Seulement, la physiologie humaine est définie de l’ensemble entier de données des organismes sur la terre dans un temps quelconque. Parce que l’ensemble entier ne peut pas être connu complètement, le monde d’organismes ne peut pas être fait dans une universalité ou attribut universel. De la même façon, les êtres sexuels réels ne peuvent pas être faits en universels du genre, mâle et femelle. Par analogie avec les paroles de Diderot mentionnées ci-dessus, il n’y a pas une seule femme parfaite ou un seul homme parfait dans l’univers. Il n’y a ni un attribut universel de la reproduction humain. En analogue, il existe des humains qui ne reproduisent pas ; alors, ni genre ni reproduction sexuée ne soient des universels. Comme résultat, l’épiphénomène du conscient humain et sa subjectivité ne restent pas sur un corps humain universel.

La subjectivité humaine n’est pas universelle aussi parce que les animaux, plantes, et objets ont les subjectivités diverses qui contrastent avec la subjectivité humaine. C’est vrai que La Mettrie a écrit L’Homme-plante et L’Homme machine pour établir les équivalences entre les humains, les plantes, et les non humains. Mais toute certitude se manque dans une tentative pour connaître réellement les subjectivités vivantes de l’autrui. En revanche, la rupture de La Mettrie et aussi Diderot, en regardant les êtres du monde naturel entier, établit que les objets et les plantes se doivent être rendu la justice d’appartenance à la Nature comme d’êtres légitimes, et en sortie du XVIIIe siècle, une critique post-humaine devient possible. De plus, l’argument pour une hiérarchie d’êtres, si les subjectivités de plantes et objets ne sont pas légitimes, apparaît faux parce que la simplicité des plantes et des objets crée toute la différence de leur subjectivité, les réinvestissant avec une complexité des êtres voisins dans notre collectif. À cause du fait que les objets fonctionnent dans l’économie et la société les apporte au même niveau discursif. Alors, en suivante La Mettrie et Diderot, parce que les humains sont à quelque degré les plantes, animaux, ou objets, et parce que les plantes, animales, et objets sont à quelque degré les humains dans leurs subjectivités réinvesties avec complexité, on les regarde en une plus grande différence et en récognition de cette différence, opposée à tout qui est universel. Les droits d’êtres de tous règnes doivent donc être élaborés de nouveau.

Les droits humains, bien sûr, ne sont pas universels parce qu’ils ne supportent pas toujours les besoins des non humains, plantes, et animaux. Les droits prétendus du capitalisme, l’accumulation de capital et l’acquisition de la propriété, pour un profit, dérangent les écosystèmes de la nature, que tout le monde le connaît, ou le connaisse. Les processus de manufacture dans l’économie industrielle, eux aussi, perturbent les économies qui font de troc, ou les sociétés qui sont communales. Et même s’il y a réellement des droits humains, tels que la liberté, toute distance d’esclavage, soins médicaux, pas tous ces droits ne s’appliquent à tous objets du monde, de l’univers. Les droits doivent être articulés sur l’éventail de la commensalité, la symbiose, et le parasitisme, comme démontre encore Michel Serres. Étant donné des vues attentives, on doit démêler comment tous actants humains, animaux, et non humains peuvent former une toile dans laquelle ils remettent leurs égalités volontairement, pleine d’une commensalité ou symbiose. En addition, un humain peut abdiquer leur liberté dans relations amoureuses, peut aimer bien des relations sexuelles sadomasochistes dans lesquelles elle ou il est « esclave », et une personne peut suivre le chemin de médecine alternative plutôt que servir des soins médicaux qui sont provisionnés par un état. L’abdication des ces droits fasse l’argument que, par exemple, notre progrès médical met en danger les animaux, que nos quêtes pour le capitalisme ne tiennent compte des subjectivités d’objets et de la dimension non humaine de « structures objectives » (après Bourdieu). Dans cette manière, toute justice ne peut pas être reçue, mais seulement gagnée par le travail substantiel (en anglais, substantial labor).

La justice exigeant du travail, elle n’est pas en effet universelle. Elle est déterminée après le fait. C’est contesté toujours. Beaucoup d’événements sous domaine légal démontrent bien ce fait, mais cet aspect de la justice est peut-être le produit de l’inhabilité à capturer l’expérience dans une manière objective — malgré toutes nos méthodes contemporaines d’enregistrements. Mais cet aspect de la justice dépend aussi du fait que les victimes ou les bénéficiaires ne savent pas toujours le moment à quel passe la justice. Le moment de justice une fois pris, il peut être plus tard, injuste par les mêmes juges. Tous les humains ne sont pas en accord sur la justice aussi. La justice reste nouée aux luttes finies, malheureusement, parce que la vraie justice est le produit de toutes vues croissantes avec le monde, voire l’univers, et aucun humain ne peut savoir/connaître la somme de justice pour tout le monde. Les humains restent dans une mode de démêler toujours ce qui est juste dans les petits événements humains. Seulement les dieux envisagés par les humains en religions du monde peuvent savoir/connaître la somme de justice. Et encore, le récit de cette justice globale est un grand récit légitime — comme l’amour.

Même s’il est un grand récit, l’amour n’est pas universel — surtout relations amoureuses. Les relations amoureuses restent sur un éventail d’attirance et sexualité par exemple. L’éventail d’attirance et sexualité est presque le plus grand que tous les autres éventails humains et notamment sans science de tomber amoureux — nullement. L’égalité de sexe, comme l’égalité de subjectivités, fait que cet éventail est devenu grand, puisque tous les attraits suivent de la sexualité avec une liberté pour la déclaration de fétiche, orientation, compagne/compagnon. Et les attirances de l’amour se changent leur force, et les amours entre des couples sont naïves aussi bien qu’ils sont réflexifs. Et encore, le grand récit d’amour naïf est légitime, peut-être inspirant, voire politiquement perspicace, en même temps qu’il n’est pas universel. De la même façon, un amour réflexif, si grand, ne nous sauvera pas, bien que l’amour réflexif établira les plus grandes conditions pour vrai changement. Le sujet humain qui tombe amoureux n’est pas même lui-même en accord universel, à cause du mélange des sentiments et d’appropriations des amours naïves ou réflexifs — ne pas mentionner toute liaison des corps pleine d’émotions. Comme la justice, l’amour se réinvente continuellement, comme processus, et l’action continuelle de rendre raison à l’amour peut être le seul « destination » qui n’est pas une destination.

De plus, le mariage n’est pas la destination de l’amour, n’est pas universel, parce que quelques personnes ne préfèrent pas se marier, et l’institution du mariage possède une trajectoire historique et très marquée. En vie contemporaine, beaucoup d’amants ne se marient pas. Le mariage, pour eux, n’est pas l’amour. Le mariage, comme contrat, communique à notre amante que la loi encodée dans les documents doit être la preuve nécessaire d’amour sortant d’une peur. De la même manière, le songe conservateur pour prohibition du sexe avant mariage est un système des croyances qui ne laisse croître pas l’amour organiquement et il s’ignore du désir. En addition à toutes les règles d’amour en société, l’histoire du mariage nous montre que l’institution de mariage, c’est une invention la plus tard. Les hommes de l’Antiquité possédaient souvent des femmes multiples, malgré la prohibition biblique d’adultère. En mêmes temps, les femmes ne pouvaient pas posséder les maris multiples. En fait, en Antiquité, le mariage était bien associé avec l’acquisition de propriété par les mâles. Et si on considère la famille aussi, elle n’est pas universelle, ou plutôt, l’union de mariage, hétéro ou gai, ne légitime aucune famille, même si dans une splendeur religieuse nous y revendiquons.

La religion aussi, elle n’est pas universelle, parce qu’il y a des religions multiples, et les mêmes religions monothéistes ont d’aspects polythéistes. Le fait simple qu’il existe plus qu’une religion établit ce fait. Les fondateurs de toutes religions créent ces institutions d’un besoin pour changement dans leurs religions actuelles ou d’une critique de la religion elle-même. Ces créations existent dans le temps, et leurs textes sont écrits par des auteurs humains, où la méconnaissance de textes existants enlève tout contexte pour un lecteur contemporain. Les voix de l’auteur sont écartées en réécriture de loin d’un espoir pour quelconque interprétation exacte, qui fait qu’une interprétation universelle n’est pas possible. Pour embrasser la multiplicité des religions souvent contradictoires, mais qui peuvent tout ensemble être comprises dans un monde des continuités, toutes religions doivent devenir d’aides, simplement pour réflexion philosophique et théologique, mais dans un sens séculaire. En toute réalité les fondateurs des anciennes religions maintenaient une croyance hybride, parce qu’ils croyaient à dieux multiples à la fois qu’ils croyaient à un dieu seul. C’est bien connu que les israélites respectaient d’autres dieux, les dieux païens, en habitant des villes voisines, en voyageant aux autres pays.

Et Dieu elle-même / lui-même. Dieu n’est pas universel, parce qu’il y a des signifiés au-delà de Dieu, comme attributs de notre langage. Quand quelqu’un dit « Dieu » à qui réfère-t-il ? Dieu sans doute, mais aussi à un dieu de toute particularité, en images fondées sur l’expérience humaine et la culture humaine. Et linguistiquement, la référence circule toute entre le « ciel » et ici sur la terre. La référence du signe pour dieu, Dieu, God, Elohim, Allah, Yahweh, יהוה, Buddha, elle passe ici, sur la terre où toute spiritualité est tombée dans un piège de langages, langues, et paroles. En contraste au projet de la Tour de Babel sous interprétation traditionnelle, l’éclat des langues rend raison du projet spirituel plus qu’un langage universel. Dans le langage d’Adam, la référence est circulé quel qu’elle soit universelle ou non, et l’expérience de la divinité dernière de mots Dieu, God, Elohim, Allah, Yahweh, יהוה, Buddha passe ici, dans les esprits d’êtres humains, terrestres. De jour en jour, les humains font d’entretiens sur Dieu, en discutant la théologie, et surtout l’existence d’un dieu qui est la référence finale. Mais Dieu n’est pas une cause finale — linguistiquement.

Or en comprendre que Dieu est connu en toute la particularité du monde, on voit que l’emploi humain du langage n’est pas universel. La localité de mille langues est la même que l’expérience historique du langage d’Adam, sans esprit universel. Le langage de la pratique possède une formation locale toujours avec un langage ou avec plusieurs. Toutes nos ontoépistémologies sont tombées dans un piège pas seulement de langage, langues, et paroles, mais le langage est condamné à changer continuellement. Le dictionnaire de l’Académie française et le dictionnaire anglais d’Oxford sont des artefacts gigantesques qui ont démontré depuis le XVIIIe siècle qu’il y a de grandes complications en soutenir l’univers des mots et des textes. Les mots changent maintenant au-delà nos aptitudes pour produire les représentations qui reflètent adéquatement la somme des mots, leurs grammaires, leurs usages, leurs compositions innombrables qui les emploient, dans une histoire de toute écriture, de tout le savoir.

Pour finir, le savoir n’est pas universel, parce qu’il est toujours contesté, toujours réécrit. Pour cette raison, les grandes Lumières du XVIIIe siècle avaient commencé le dictionnaire raisonné des arts et sciences, L’Encyclopédie. Sa tentative d’être universel est échouée, mais il a harnaché beaucoup des mots, grammaires, usages, textes, et sciences, etc. pour que ces encyclopédistes aient capturé tout bien le problème de l’universel. Le problème de l’universel est qu’il n’est pas absolument universel, même si nous regardons l’entropie comme le seul universel que nous possédons. En regardant l’entropie de l’univers et même la fin propre de l’entropie, on dit que le temps est fini, les textes sont finis, et l’encyclopédie doit toujours être réécrite.

(B) - 28 novembre 2015.